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La mobilisation pour un projet 100% communautaire sur le site l’ancienne usine de la Canada Malting, dans Saint-Henri, s’intensifie. 25 citoyens du quartier ont occupé la pelouse devant l’entrée de l’hôtel de ville sur la rue Gosford, lundi, pour réclamer la mise en réserve et la décontamination du terrain situé près du canal de Lachine.

C’est pour cette raison que les organisateurs de l’événement ont tenté d’intercepter des politiciens qui se rendaient à la séance du conseil municipal lors de l’occupation. L’objectif était de recevoir leur appui par écrit, mais la plupart d’entre eux se sont limités à s’informer du projet.

Avant même d’arriver à la mise en réserve et la décontamination, il faudra toutefois que la propriété soit achetée pour la somme d’environ 10 M$, estime la responsable du comité développement du collectif «À nous la Malting», Shannon Franssen.

«C’est un montant très élevé. Notre message aujourd’hui est qu’on souhaite que la ville soit le premier palier de gouvernement qui s’engage à investir de l’argent pour l’acquisition du site», explique-t-elle, ajoutant que le terrain pourrait ensuite être mis en réserve.

Seuls le maire de l’arrondissement du Sud-Ouest, Benoit Dorais, et la conseillère d’Ahuntsic-Cartierville, Lorraine Pagé, ont signé une feuille pour apporter leur soutien. «Plusieurs élus veulent avoir plus d’information sur le projet et c’est déjà quelque chose de très encourageant pour nous», juge Mme Franssen.

Discussion préléminaire

Une «bonne» discussion entre le collectif et les élus des trois paliers de gouvernement de l’arrondissement Sud-Ouest a eu lieu dans les dernières semaines, fait savoir Shannon Franssen. Le budget préliminaire du projet a été présenté, démontrant «la ténacité et le sérieux de la démarche citoyenne», dit-elle.

Interrogé sur place, le maire Dorais a présenté sa position dans le dossier. «J’ai pris l’engagement en conseil qu’il fallait appuyer un projet qui était résolument communautaire. J’ai aussi déjà exprimé des réserves sur la faisabilité du projet, mais ceci dit, ce n’est pas parce qu’il y a des réserves qu’on ne peut pas avancer», indique-t-il

Il souligne entre autres que la décontamination pourrait coûter plusieurs dizaines de millions de dollars, que l’ancienne usine de la Canada Malting est en très mauvais état et que plusieurs des parties du bâtiment ont une valeur patrimoniale. «L’ensemble des paliers de gouvernement seront nécessaires pour que ce soit possible, mais c’est quand même 50 M$ de fonds publics», dit-il.

Des propositions concrètes quant à l’offre d’une éventuelle Canada Malting à vocation communautaire seront présentées aux élus municipaux, provinciaux et fédéraux dans les prochains mois, tandis que l’arrondissement du Sud-Ouest rendra public un rapport d’inspection qu’il a commandé sur l’état du site avant la fin de l’été.

 

Histoire

Construit en 1905, ce bâtiment situé au coin des rues Saint-Ambroise et Saint-Rémi était une usine de maltage de la compagnie Canada Malting jusqu’en 1980, lorsqu’il est vendu à un grossiste de grains. Celui-ci abandonne le bâtiment en 1989, mais en est encore le propriétaire aujourd’hui.

Le site n’a pas été touché depuis et est maintenant couvert de graffitis. Il est contaminé et ses murs et plafonds sont en mauvais état. Il compte une douzaine de silos de terre cuite qui mesurent 37 mètres.

L’usine est située au coin des rues Saint-Ambroise et Saint-Rémi.

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