(Photo: Twitter - Benoit Dorais) Les vitrines du restaurant Ludger, situé sur la rue Notre-Dame, ont été fracassées vendredi dernier par une dizaine d’individus masqués et cagoulés alors que des clients se trouvaient à l’intérieur.

Un groupe anarchiste et anti-gentrification anonyme a revendiqué les actes de vandalisme qui sont survenus à Saint-Henri, vendredi dernier. Les vitrines du restaurant Ludger et des bureaux du parti Projet Montréal, situés sur la rue Notre-Dame Ouest, avaient alors été fracassées.

Les établissements visés sont «le reflet, à plus petite échelle, d’un monde qui favorise toujours les plus nantis face aux plus pauvres», peut-on lire dans un billet des présumés malfaiteurs diffusé sur la plateforme web Montréal Contre-Information.

«Si nous avons attaqué le Ludger, ce n’est pas seulement pour dénoncer les plats trop cher (sic) qu’on y sert, mais pour s’attaquer au mode de vie des jeunes professionnels yuppis (sic) qui viennent envahir les quartiers populaires avec tout leur fric», poursuit le message.

Enquête en cours
Le commandant du poste de quartier 15 du Service de police de la ville de Montréal (SPVM), Sylvain Parent, a pris connaissance de la déclaration après avoir été contacté par TC Media. Selon lui, elle viendrait confirmer l’hypothèse qu’avaient les policiers depuis vendredi.

«Ce qu’on peut voir est que le message reste le même qu’il est depuis trois ans lors d’événements semblables: on veut s’attaquer aux supposés riches. On ne s’avancera pas trop sur le dossier, par contre, puisque l’enquête est encore en cours», fait-il savoir.

Le commandant estime d’ailleurs que ces gestes nuisent à la population entière du quartier en augmentant le sentiment d’insécurité des citoyens. «Différentes actions pourraient être prises avec les différents paliers de gouvernement s’ils veulent vraiment faire passer leur message», ajoute-t-il.

Projet Montréal visé
Les présumés auteurs du vandalisme disent avoir attaqué les bureaux de Projet Montréal «pas seulement pour leur rôle dans la gentrification du quartier en sortant l’argument de la mixité sociale et en favorisant l’implantation de nouveaux commerces et de nouveaux projets de condos», mais aussi pour dénoncer l’ensemble de la classe politique.

«Je rejette catégoriquement leur analyse de la situation, a lancé le conseiller de ville élu sous la bannière la formation politique à Saint-Henri, Craig Sauvé. S’il y a un parti qui a comme priorité de s’attaquer aux inégalités, c’est nous, et on pose des gestes concrets pour ça.»

Il condamne les méfaits et affirme également qu’ils contribuent au sentiment d’insécurité dans le quartier.

IGA intact
Le billet publié en ligne mentionne aussi qu’un IGA a été «attaqué», mais ni le SPVM, ni le directeur de la succursale située sur la rue Notre-Dame n’ont constaté de tels actes.

Les vitrines de près d’une dizaine de commerces situés sur la rue Notre-Dame ont été fracassées depuis 2015. Plusieurs d’entre eux ont également été la cible de graffitis anti-embourgeoisement.

À ce jour, le poste de quartier 15 n’a procédé à aucune arrestation en lien avec ce dossier puisqu’il n’a pas été en mesure d’identifier les suspects.

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