Le restaurant 3734, situé sur la rue Notre-Dame Ouest, dans le quartier Saint-Henri, a été vandalisé pour la deuxième fois en un peu plus d’un an dans la nuit de mercredi à jeudi. Le Service de police de la Ville de Montréal (SPVM) enquête sur les événements et estime que les gestes ont probablement été commis par des groupes anti-gentrification.

Une bonbonne a été lancée sur la vitrine du commerce vers 2h du matin. Le ou les malfaiteurs se sont ensuite servis de cette même bonbonne pour asperger de la peinture blanche partout dans le restaurant, selon l’agent Benoit Boisselle du SPVM.

«Les murs, les tables, les ustensiles, les fenêtres et même un œuvre d’art ont été visés. C’est tout blanc. Je dirais même que c’est un peu joli, en fait!», lance Maxime Tremblay, co-propriétaire de l’établissement.

Bien qu’il soit en colère envers les individus responsables des méfaits, M. Tremblay s’est dit soulagé que les gestes ne se soient pas produits dans les heures d’ouverture, comme ce fut le cas l’an dernier lorsque l’épicerie intégrée dans le commerce a été pillée. «Il a fallu gérer un choc traumatique d’une employée», précise-t-il.

Anti-embourgeoisement
Autant le SPVM que le copropriétaire du 3734 sont d’avis que ces actes sont liés à l’embourgeoisement du quartier. C’est un phénomène que Maxime Tremblay estime ne pas avoir le pouvoir de contrer.

«Ils s’attaquent à des gens qui n’ont pas les leviers pour provoquer du changement. Moi aussi, je subis les hausses de loyer. La gentrification, c’est un phénomène qui s’inscrit dans une ville, dans une époque, dans des mouvements sociaux. Ce n’est pas un restaurant comme le nôtre qui vient changer quelque chose», juge le restaurateur.

Il ajoute qu’il est fier de faire partie de la communauté de Saint-Henri au moment où son commerce souffle sa première bougie. Le 3734 sera d’ailleurs ouvert comme d’habitude dès jeudi soir.

Rappelons que les vitrines de près d’une dizaine de commerces situés sur la rue Notre-Dame ont été fracassées depuis 2015. Plusieurs d’entre eux ont également été la cible de graffitis anti-embourgeoisement. Le restaurant Ludger et les bureaux du parti Projet Montréal avaient d’ailleurs été visés par des malfaiteurs le 20 mai.

À ce jour, le poste de quartier 15 n’a procédé à aucune arrestation en lien avec ce dossier puisqu’il n’a pas été en mesure d’identifier les suspects.

 

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