(Photo: Gracieuseté - NCSM Donnacona) Même s'il s'agit d'un essai cet été, Nicolas Groulx est confiant que la formation se donnera à nouveau à Saint-Henri l'année prochaine.

Si vous avez aperçu une vingtaine d’hommes et de femmes vêtus de bleu défiler à la queue leu leu en direction du canal de Lachine, ce n’est pas votre vue qui vous joue des tours. Ce sont les nouveaux enrôlés de la réserve du Navire canadien de Sa Majesté (NCSM) Donnacona qui s’entraînent dans le quartier.

Depuis son déménagement sur la rue Saint-Jacques dans Saint-Henri, il y a 10 ans, c’est la première fois que le NCSM de Montréal, tout comme les 23 autres au Canada, reçoit les recrues à domicile, la formation se donnant habituellement à Valcartier.

«Nous sommes un centre d’entraînement pour aider la marine à combler les postes et être prêt en cas d’urgence», mentionne Nicolas Groulx, officier des ponts et de la division de l’entraînement des recrues.

Du lundi au vendredi, de 7h30 à 16h, les 24 futurs réservistes, résidant dans la grande région de Montréal, se rendent au centre pour suivre des cours de marche militaire, des cours théoriques et des entraînements de fitness, qui se déroulent aux abords du canal si la température le permet.

«Pendant ces quatre semaines, on essaie de recréer le camp de Valcartier. Comme ils ne dorment pas ici, c’est tout un défi pour eux de faire la coupure entre leur vie de tous les jours et l’entraînement militaire», mentionne M. Groulx, originaire de Ville-Émard et qui travaille au sein du NCSM depuis 11 ans.

Aspirants
Après avoir passé trois semaines à Valcartier, pour suivre la partie de la formation qui ne peut pas être donnée à Montréal, comme les simulations d’attaques, les cours d’orientation en forêt ou d’utilisation du masque à gaz, les nouveaux enrôlés sont de retour en ville depuis le 24 juillet.

«Ça nous a fait sortir de notre zone de confort, c’était des journées très chargées», mentionne l’aspirant marine Bussière, qui a terminé ses études en relations publiques à l’Université du Québec à Montréal (UQÀM) il y a un an.

La jeune femme de 25 ans originaire de Lavaltrie sur la Rive-Nord a eu envie de s’embarquer dans l’aventure après avoir vu passer le poste d’officier des affaires publiques dans la réserve navale. Pour elle, c’était l’occasion d’expérimenter un milieu différent.

Le fait d’être une femme dans le domaine militaire ne l’a jamais intimidé. «On crée des liens autant avec les hommes qu’avec les femmes. Parfois, on a plus de difficultés à relever des défis physiques, mais les gars nous aident, c’est un beau travail d’équipe», souligne-t-elle.

L’aspirant marine Marquette, âgé de 23 ans, a voulu rejoindre les Forces armées Canadiennes pour l’expérience personnelle. Présentement en train de compléter une maîtrise en politique publique au campus de Longueuil de l’Université de Sherbrooke, il convoite le même poste que sa collègue.

«J’ai toujours voulu travailler à l’étranger, partir naviguer sur la côte Est et la côte Ouest et être réserviste me permet de le faire. J’envisage de travailler pour la marine à temps partiel jusqu’à ce que je ne puisse plus le faire», indique le résident de Lachine qui compte bientôt déménager à Saint-Henri.

Les deux aspirants partiront à Gatineau au mois d’octobre afin de poursuivre leur formation d’officier des affaires publiques, pendant 8 mois.

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