(Photo: Gracieuseté – NCSM Donnacona) L'équipe du NCSM Donnacona était formée de quatre femmes et de sept hommes. Les standards étaient les mêmes pour les deux sexes.

Parcourir 166 kilomètres à la marche en seulement quatre jours par la chaleur étouffante des Pays-Bas en plein de mois de juillet semble être une épreuve physique insurmontable. Pourtant, onze membres de l’équipe du Navire Canadien de Sa Majesté (NCSM) Donnacona, ont réussi, avec seulement quelques ampoules au pied et les ongles d’orteil endoloris.

L’équipe de la réserve navale située sur la rue Saint-Jacques dans Saint-Henri a participé à la 101e marche de Nimègue, un événement international qui se déroulait du 18 au 21 juillet, et qui a accueilli près de 42 000 marcheurs de partout à travers le monde.

«Nous nous sommes tous demandé au moins une fois ce qu’on faisait là et pourquoi on s’infligeait ça. Puis, on retrouvait l’énergie qu’il fallait et on continuait. Maintenant, on est très fiers de notre accomplissement», mentionne Mathieu Leroux, le commandant du NCSM, qui voulait le faire pour relever un défi personnel. Le père de deux enfants, âgé de 37 ans, désire même reproduire l’expérience dans quelques années.

Vêtus de leur habit traditionnel et chargés d’un sac de dix kilogrammes rempli de poches de sable, les 6500 militaires participants avançaient pas à pas dans les campagnes hollandaises et dans les villages entourant la ville de Nimègue, dans l’est des Pays-Bas. Plus d’un million de spectateurs étaient présents pour les encourager lors de cette épreuve historique.

Afin de pouvoir parcourir de 30 à 50 kilomètres par jour, ils devaient se lever aux aurores. Ils se bandaient les pieds et tous commençaient leur épopée vers 4h30 pour terminer seulement en fin d’après-midi, faisant plus de 60 000 pas par jour à travers les digues et sous le soleil plombant.

Selon le commandant, la journée la plus éprouvante fût celle en terrain accidenté. La marche de trente kilomètres en ascension s’est terminée par une cérémonie commémorative au cimetière canadien de Groesbeek, où plus de 3000 soldats canadiens y ont été enterrés des suites de la Seconde Guerre mondiale.

Entraînement
«Je pense que l’entraînement a été plus pénible que la marche, souligne M. Leroux. Là-bas, l’adrénaline et la motivation nous poussaient à nous dépasser et à continuer.»

Depuis le mois d’avril, les membres de l’équipe se sont entraînés tous les mercredis et les week-ends, en plus de leur travail à temps plein. Ils ont débuté l’entrainement en parcourant 15 kilomètres à la marche puis augmentaient graduellement la distance à franchir. Vers la fin, ils marchaient de Saint-Henri jusqu’à Dorval, aller-retour, pour un total de 40 kilomètres.

Les forces canadiennes participent depuis 65 ans à cette épreuve physique, mais l’équipe du Donnacona en était à sa première participation. La première marche a eu lieu en 1909, après avoir été fondée en 1908 par l’Association néerlandaise pour l’éducation physique afin de promouvoir l’exercice chez les citoyens européens et les membres des forces armées.

Au départ, seulement 10 civils accompagnaient les 306 militaires participants. Maintenant, c’est plus de 36 000, pour la majorité en provenance d’Europe, qui les suivent.

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