(Photo: Gracieuseté – Carolyn de Luca) Carolyn de Luca (au centre) et son équipe lors de la 16e édition de la Randonnée de l'espoir au parc Angrignon.

En 2009, le diagnostic est tombé. Alors âgée de 22 ans, Carolyn de Luca a appris qu’elle était atteinte d’un cancer des ovaires, une forme de cancer rare, mais dans plusieurs cas, fatal. Depuis, huit années ont passé et la jeune résidente de Griffintown, maintenant en rémission, copréside la Randonnée de l’espoir de l’organisme Cancer de l’Ovaire Canada.

Alors qu’elle était étudiante à l’Université McGill, la jeune femme a commencé à se sentir plus fatiguée, mal dans sa peau et éprouvait également de graves douleurs à l’abdomen. «J’ai passé plusieurs tests et les médecins pensaient au début que j’avais la maladie de Crohn ou que c’était le stress comme j’étais aux études», raconte-t-elle.

Mme de Luca était pourtant certaine que la situation n’était pas normale, comme elle avait ses règles sans arrêt depuis un an. Elle a donc insisté pour poursuivre les examens médicaux et lors d’une échographie, les médecins ont découvert une masse qui s’est avérée être maligne.

«Ils m’ont dit qu’ils devaient m’enlever les trompes de Faloppe. C’était inconcevable pour moi de procéder à une telle opération, je voulais être une mère éventuellement dans ma vie», explique Mme de Luca.

Chanceuse dans sa malchance, comme le diagnostic est tombé alors qu’elle était au stade 1 de la maladie, les médecins lui ont appris quelques mois plus tard que l’opération n’était pas nécessaire dans son cas et qu’elle pourrait enfanter.

La majorité des femmes sont diagnostiquées au troisième stade, comme il y a habituellement peu de symptômes apparents pour ce type de cancer. À un stade aussi avancé, les chances de survie sont minces et celles de pouvoir être enceinte, nulles.

«Ça a été une expérience traumatisante pour moi, même si j’avais peu de chance de mourir, se rappelle-t-elle. J’ai donc voulu aider les autres femmes, celles qui ont eu moins de chance que moi et j’ai décidé de m’impliquer dans l’organisation de la Randonnée de l’espoir à Montréal».

Randonnée
Carolyn de Luca est coprésidente de cette marche caritative depuis trois ans et bénévole pour l’organisme Cancer de l’Ovaire Canada depuis quatre ans. Chaque 2e dimanche de septembre depuis 15 ans, l’événement familial a lieu dans différentes villes canadiennes et l’entièreté des profits amassés sert à soutenir les femmes atteintes de la maladie, sensibiliser la population et financer la recherche.

Comme les cinq dernières années, la Randonnée de l’espoir s’est déroulée au parc Angrignon, dans Ville-Émard, le 10 septembre. Près de 600 personnes y ont participé, soit seules ou en équipe. «Un des groupes a amassé plus de 10 000$», souligne Mme de Luca. En tout, c’est plus de 100 000$ qui a été récolté par les participants.

Au-delà de l’apport financier, cette marche permet aussi aux milliers de femmes canadiennes aux prises avec ce cancer de se rencontrer et de partager leur histoire.

«L’événement offre la possibilité d’entrer en contact avec d’autres femmes qui sont passées par là, c’est une expérience essentielle et inspirante», explique Aurélia Juif-Leclerc, relationniste pour Cancer de l’Ovaire Canada au Québec.

Depuis sa création en 2002, l’organisme a récolté plus de 23 M$. Carolyn de Luca compte poursuivre son bénévolat l’an prochain en tant que co-présidente et certainement continuer de s’impliquer dans les années à venir, que ce soit comme bénévole ou comme participante.

2 800

Près de 3 000 femmes canadiennes reçoivent un diagnostic chaque année. Si toutes les femmes courent le risque de le développer, il est accru si la femme:
• a plus de 50 ans,
• a des antécédents familiaux de certains types de cancer (de l’ovaire, du sein, de l’endomètre ou colorectal),
• est d’origine juive ashkénaze,
• est porteuse d’une mutation génétique associée au cancer de l’ovaire.

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