(Photo: TC Media – Simon Mauvieux) Au total, c'est un million de kilogrammes en nourriture qui est distribuée par Mission Bon Accueil chaque année à plus de 110 000 personnes.

Ils étaient nombreux à faire leurs emplettes le 13 septembre au Marché Bon Accueil, dans Saint-Henri. Équipés de leur chariot, des clients en provenance de tous les secteurs de Montréal ont fait leur épicerie tout à fait gratuitement dans ce qui se veut une banque alimentaire mieux adaptée aux besoins de la clientèle.

Le projet en rodage depuis le printemps, a été inauguré officiellement la semaine dernière dans les locaux de la Mission Bon Accueil de la rue Acorn, qui a imaginé le concept, un premier du genre au Canada. Il permet aux utilisateurs de faire leurs propres choix parmi un éventail de produits frais plutôt que de se les faire imposer.

Une cliente de longue date, une résidente de Ville-Émard bénéficiant de l’aide social qui préfère rester anonyme, a été agréablement surprise des améliorations.«C’est préférable de pouvoir choisir ce qu’on veut, ça nous aide à pouvoir bien nous alimenter», dit-elle.

Sur rendez-vous, les membres présentent leur carte d’accès à l’entrée et peuvent ensuite déambuler dans les allées en remplissant leur panier de viande, de légumes, de produits céréaliers et de plusieurs autres denrées, en respectant toutefois le ratio indiqué selon la taille de leur famille. Une fois la sélection terminée, ils se dirigent vers la caisse, qui ne joue qu’un rôle d’inventaire puisqu’aucun coût n’est rattaché aux articles.

Son mari maintenant décédé, Louise, une résidente de Côte-Saint-Paul, trouve toutefois que la quantité permise pour les personnes seules est insuffisante pour une période de deux semaines. Sam Watts, le président directeur-général de Mission Bon Accueil est conscient que venir faire ses provisions deux fois par mois ne suffit pas. C’est pourquoi il souhaite éventuellement offrir le service hebdomadairement.

Donner au suivant
«Les membres de Mission Bon Accueil, ça pourrait être moi, ça pourrait être toi comme ça pourrait être tout le monde. On ne sait jamais quelle tournure la vie peut prendre», souligne Kathryn Stephens, directrice du développement des relations publiques pour l’organisme.

«Grâce à eux, j’ai pu passer au travers. Maintenant, c’est moi qui donne de mon temps aux personnes dans la même situation» – Une bénévole, qui, après avoir quitté son emploi en raison d’une grave dépression, a eu recours à l’organisme

Nouveau client de l’organisme, Vladimir Yesin souhaite faire de même une fois qu’il aura recouvré une bonne situation financière. Originaire d’Ukraine, il est arrivé à Montréal avec sa femme et ses deux enfants en 2016 et était heureux de pouvoir compter sur cette aide et d’être aussi bien accueilli. «Je compte continuer à faire partie de cette grande famille encore longtemps. Maintenant, c’est comme client, un jour, ce sera comme bénévole ou comme donateur», souligne-t-il.

Marchandise
Les tablettes sont approvisionnées par les surplus alimentaires des épiceries de grande surface de partout à travers le Québec. Moisson Montréal, un partenaire de longue date de l’organisme fournit également des denrées, ainsi que des producteurs agricoles.

«Tout ce processus permet de réduire considérablement le gaspillage. Avant, toute cette nourriture était jetée, même si elle était encore bonne», souligne M. Watts. De plus, comme les clients peuvent choisir le contenu de leur panier, il y a aussi moins de gaspillage une fois à la maison.

Chaque semaine, plus de 2200 personnes ont recours aux services du Marché Bon Accueil, en rodage depuis le mois de mai.

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