(TC Media - Patrick Sicotte) Trois équipes de 14 jeunes font partie du programme «Pour 3 Points» à l'école Saint-Henri. Fabrice Vil est l'entraîneur des élèves de secondaire 1 et 2.

Ne pas abandonner, foncer et avoir confiance en ses moyens, c’est le message que cherche à véhiculer aux jeunes issus de milieux défavorisés Fabrice Vil, fondateur de «Pour 3 Points» et nouvel entraîneur de basket-ball à l’école secondaire Saint-Henri. Voyant une corrélation directe entre le sport et la vie de tous les jours, il s’est donné pour mission d’encourager la persévérance scolaire par l’entremise du basket.

En août 2010, alors qu’il faisait une balade au centre-ville, M. Vil a croisé un ancien collègue de classe, qui vivait de la criminalité depuis l’abandon de ses études. «Je me souviens que durant notre enfance, cet ami vivait dans un milieu qui ne lui offrait pas toujours les possibilités dont je bénéficiais. Il avait un énorme potentiel, mais personne pour lui donner les conseils dont il avait besoin», explique celui qui était à l’époque avocat dans un prestigieux cabinet montréalais.

Voir la réalité en face l’a convaincu de larguer sa carrière prometteuse dans le domaine juridique afin de consacrer tout son temps à contrer le problème du décrochage, trop présent chez les jeunes défavorisés selon lui. De là est né l’organisme à but non lucratif «Pour 3 Points» qui forme des coachs sportifs à jouer le rôle de coach de vie auprès d’étudiants de 14 écoles secondaires de Montréal et Laval.

Lors des pratiques, qui se déroulent deux fois par semaine, Fabrice Vil discute avec les joueurs et leur demande de faire des liens entre ce qu’ils apprennent pendant qu’ils font du sport et ce qu’ils vivent dans le quotidien.

Le jeune Noah a déjà assimilé une bonne leçon de vie en pratiquant le basket-ball avec cette approche. «J’apprends à persévérer. Parfois, je suis en examen et j’ai de la difficulté et j’aurais envie d’abandonner, mais je continue et je me dis que je suis capable», souligne l’étudiant à peine âgé de 12 ans.

Joueur de l’équipe juvénile, Tyresse dit pour sa part avoir appris comment bien se concentrer, être à l’écoute et travailler en équipe.

(TC Media – Patrick Sicotte)

Coaching
«Plus jeune, j’étais timide, j’avais toujours peur de m’exprimer. Ce sont mes coachs qui ont changé les choses. Ils m’ont aidé à améliorer, non seulement mes habiletés comme joueur, mais surtout dans la vie», mentionne Fabrice Vil qui a été coach de basket pendant 10 ans avant de lancer ce programme. Cette longue expérience lui a permis de constater l’ampleur du changement qu’il pouvait entraîner chez un jeune.

L’acolyte de M. Vil, Fred-Érick D. Georges, coach en formation de l’équipe juvénile de l’école, croit fortement qu’avoir un bon ou un mauvais entraîneur peut faire toute la différence. «J’ai déjà eu un coach qui me rabaissait toujours et ça m’a affecté dans toutes les sphères de ma vie. J’en ai par contre eu un autre qui m’a aidé à passer au travers des moments difficiles», explique-t-il.

Étant lui-même issu d’un milieu défavorisé, il s’est joint en août à «Pour 3 Points» dans l’objectif d’aider les jeunes. «Ici, on voit qu’ils ont besoin d’un meilleur encadrement et je suis là pour ça», ajoute-t-il.

(TC Media – Patrick Sicotte)

La 3e coach, Lexxus James, est une ancienne joueuse de basket de l’école secondaire Saint-Henri, ce qui l’a d’autant plus motivé à entraîner les jeunes de cet établissement scolaire.

«Au départ, j’ai hésité. J’avais envie de coacher le basket, mais je ne pensais pas avoir ce qu’il fallait pour agir comme coach de vie. Mais j’ai vite appris et «Pour 3 Points» c’est vraiment une belle communauté», explique la jeune femme de 19 ans.

Près d’une cinquantaine d’entraîneurs font maintenant partie de la grande famille de «Pour 3 Points» qui accompagne plus de 500 jeunes dans le Grand Montréal.

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