(Photo: TC Media - Justine Gravel) Les travaux, débutés en automne 2016, ont respectés l'échéancier et le budget de 10,5 M$ prévus au départ.

Les cônes orange, les pelles mécaniques et les passerelles en contreplaqués sont maintenant chose du passé dans le secteur de la rue Notre-Dame Ouest entre la rue Augustin et l’avenue Atwater. L’artère commerciale de Saint-Henri a été officiellement réouverte la semaine dernière.

Aux prises avec de nombreux détours et des espaces de stationnement en moins depuis le mois d’avril, cette nouvelle a de quoi réjouir les résidents du coin et la centaine de commerçants occupant le tronçon de 500 mètres.

Les travaux ont été réalisés par section plutôt qu’en bloc, afin de rendre la rue accessible en tout temps et ne pas répéter le désastre qui s’était produit sur la rue Saint-Denis en 2016, alors que 23 commerces avaient été contraints de fermer leurs portes.

«La réouverture progressive par tronçon a été un élément non négligeable pour réduire l’impact sur les commerçants. Ils étaient informés de chaque avancée afin qu’ils puissent organiser leur livraison et prévoir les coupures d’eau», explique Andy-Riwan Gernet, coordonnateur des communications à la Société de développement commerciale (SDC) – Les Quartiers du Canal.

Malgré tout, le chantier n’a pas épargné le chiffre d’affaires de certains marchands. Selon les données de la SDC, huit endroits ont dû cesser leurs activités, bien que certains d’entre eux avaient déjà l’intention de quitter avant que les travaux débutent.

La nouvelle allure de la rue Notre-Dame a toutefois attiré des commerçants dans le secteur. Dix petits nouveaux ont fait leur apparition pendant les travaux, notamment le Café Farina, le Rosetta et le 123 Bulgogi.

Nouveaux aménagements
Datant du début du 20e siècle, les conduites d’aqueduc, la canalisation et l’équipement électrique souterrain nécessitaient une urgente remise à neuf. «Nous en avons donc profité pour refaire le dessus de la rue», mentionne le maire du Sud-Ouest, Benoit Dorais, précisant que c’est la première fois qu’une reconfiguration souterraine donne lieu à un réaménagement de la rue.

Faite de pavé uni, la «Dame» est maintenant dotée de passages pour piétons surélevés, d’une piste cyclable sur la rue Rose-de-Lima, de saillies de trottoirs, d’arbres et de mobiliers urbains.

«Des supports à vélo sont aussi installés à chaque intersection, du côté nord pour la plupart. Ils seront là 12 mois par année», indique le maire.

Les nouvelles installations ont toutefois donné lieu au retrait de 15 places de stationnement. Dès le départ, l’aménagement avait été pensé dans le but de sécuriser les intersections pour les piétons et les cyclistes, un enjeu abordé lors de la consultation publique réalisée en 2015.

Au terme de cette consultation, les résidents du coin souhaitaient également que la rue Rose-de-Lima, où se trouve le parc du Bonheur D’occasion, devienne un sens unique vers le nord jusqu’à la rue Saint-Jacques afin d’éviter la circulation de transit sur l’artère commerciale.

Le scénario avait été considéré catastrophique par l’ex-maire de Montréal Denis Coderre, qui avait mis un frein au projet à l’automne. Toutefois, l’idée pourrait bien revenir sur la table avec la nouvelle administration Plante.

Maintenant président du comité exécutif, M. Dorais est présentement en pourparlers pour déterminer le meilleur scénario possible.

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