(Photo: TC Media - Patrick Sicotte) Ils étaient une dizaine à manifester devant les bureaux de l'OMHM, sur la rue Delisle, dans la Petite-Bourgogne.

Exaspérés par les conditions de leurs logements, près d’une dizaine de membres d’ACORN Canada, une organisation indépendante composée de familles à faible revenu, ont manifesté devant le bureau de l’Office municipal d’habitation de Montréal (OMHM) sur la rue Delisle, vendredi après-midi. Ils réclament notamment une mise aux normes de la ventilation et des procédures d’extermination de la vermine plus efficaces dans les habitations à loyer modique (HLM) de la Ville.

«J’ai des problèmes de punaises de lit dans mon appartement depuis trois ans, mentionne dans le communiqué de l’organisme, Robert, un résident de la Petite-Bourgogne. Mon fils a honte d’inviter ses amis à la maison. Les exterminateurs viennent tous les 21 jours, mais le problème n’a jamais été résolu».

Pour le moment, Robert est contraint de laisser ses effets personnels dans des sacs à ordures sur le balcon de son logement.

Dans la lettre qu’ils ont remise à l’OMHM, les membres d’ACORN proposent de procéder à «l’extermination intégrale des édifices afin d’éviter la relocalisation des insectes». Ils demandent également plus de flexibilité quant au choix de l’horaire des interventions et de supprimer l’amende imposée en cas d’absence des locataires.

«Les exterminateurs annulent souvent leurs rendez-vous, mais nous, quand nous sommes absents parce qu’on travaille, nous devons payer une amende. C’est injuste», indique un membre d’ACORN qui a préféré conserver l’anonymat.

Propreté
Outre les problèmes reliés aux punaises de lit, les résidents souhaitent également une meilleure maintenance des bâtiments, que ce soit en ce qui a trait à la ventilation ou à la propreté des espaces communs.

Ils déplorent notamment que le ménage des parties communes des HLM ne soit pas réalisé tous les deux semaines comme il se devrait.

«Ça fait 10 ans que j’habite ici et que c’est en mauvais état. Il y a de l’eau qui coule de partout, de la toilette, du plafond. Nous n’avons pas le choix d’habiter dans ces logements et nous demandons des changements, mais personne ne nous écoute. Nous sommes des êtres humains!», s’insurge une résidente de Saint-Henri.

Les membres d’ACORN souhaitent une réponse de l’OMHM dans les plus brefs délais afin qu’une rencontre soit tenue en janvier entre les deux parties, mais aussi avec la mairesse de Montréal, Valérie Plante.

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