TC Media – Justine Gravel À la suite de la consultation publique, Solidarité Saint-Henri contactera toutes les personnes intéressées à s'impliquer afin de former le comité épicerie et lancer la préparation du plan d'affaires.

Emballés par l’idée d’une épicerie communautaire lancée par Solidarité Saint-Henri (SSH), une quarantaine de résidents ont pris part à une consultation publique au Centre Saint-Paul, sur la rue Notre-Dame Ouest,  mardi soir. Le but de la rencontre était de recruter des gens désirant s’impliquer dans ce projet qui vise à répondre aux besoins des habitants de Saint-Henri Ouest, un secteur qualifié de désert alimentaire.

«C’est un projet que l’on veut mettre en place depuis longtemps, mais on a besoin de l’aide de citoyens pour le faire», souligne Nelly Marcoux, organisatrice communautaire à la table de concertation locale SSH.

Alors que tout reste encore à déterminer, le premier objectif de l’organisme est de créer un comité épicerie, où les résidents pourront contribuer selon leurs intérêts, leurs talents et leurs disponibilités. Plusieurs personnes présentes à la consultation étaient d’ailleurs intéressées à en faire partie.

Ensemble, ils devront notamment décider ce qui se retrouvera sur les tablettes, si l’endroit sera uniquement une épicerie ou aussi un endroit pour socialiser et qui en assurera la gestion.

Le lieu où sera aménagée la future épicerie communautaire reste aussi à déterminer, bien que SSH ait quelques endroits dans sa mire, dont l’ancienne malterie Canada Malting et le Pôle Gadbois.

«Ce ne sera pas un projet qui sera fait demain matin, mais nous nous donnons jusqu’en février 2019 pour préparer un plan d’affaires», indique Mme Marcoux. C’est ce plan qui permettra au comité de vendre leur projet à des bailleurs de fonds.

Au terme de nombreuses consultations publiques portant sur les enjeux auxquels font face les résidents de Saint-Henri  Ouest, l’insécurité alimentaire revenait toujours sur la table.

Depuis 2007, la Direction régionale de la santé publique qualifie ce secteur délimité par la rue de Courcelle et l’A15 de désert alimentaire, un endroit où les résidents, dont plusieurs sont vulnérables, n’ont pas accès à des ressources à moins de 500 m de distance.

Plan

Pour aider les résidents dans leur démarche de développement d’une épicerie communautaire, un panel d’experts en provenance d’autres quartiers du Sud-Ouest était présent mardi soir, dont Gabriel Sévigny et Marie-Claude Rose, de l’épicerie autogérée Le Détour.

Ils ont partagé leur expérience sur ce projet qui ouvrira ses portes au printemps dans le Bâtiment 7 dans Pointe-Saint-Charles.

«Avoir beaucoup de bénévoles permet d’offrir beaucoup de services et moins d’heures à consacrer, ce qui fait que ça entre bien dans le quotidien des gens», a suggéré M. Sévigny, dont l’équipe est formée de 20 bénévoles.

Le Détour proposera des fruits et légumes, des produits transformés et des plats préparés à partir d’aliments invendus en plus d’offrir un service de livraison à vélo et un frigo communautaire.

Ses membres sont d’ailleurs ouverts à aider les futurs membres du comité de l’épicerie communautaire de Saint-Henri dans leurs démarches.

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