(Photo: TC Media - Isabelle Bergeron) Claudette Cazeneuve a toujours voulu suivre les traces de sa mère, qui n'hésitait jamais à venir en aide aux personnes plus vulnérables.

La Petite-Bourgogne tatouée sur le cœur, Claudette Cazeneuve a consacré sa vie à œuvrer comme bénévole au sein de différents organismes communautaires de son quartier. Aujourd’hui âgée de 79 ans, elle continue d’aider les membres de sa communauté, notamment au Centre communautaire Saint-Antoine 50+, où elle réside depuis 14 ans, et compte le faire tant qu’elle le pourra.

C’est au pensionnat Sainte-Angèle, puis à l’école Sainte-Cunégonde que cette native du Sud-Ouest a pris goût au bénévolat, alors qu’elle aidait les religieuses à la cuisine et au service de repas. «J’étais fille unique, j’avais envie de rencontrer des gens et je m’adonnais bien avec les religieuses», se souvient-elle.

Aider son prochain est vite devenu une passion pour celle qui souhaitait à l’époque devenir travailleuse sociale. «Je n’ai pas réussi à obtenir de prêts et bourses pour poursuivre mes études, dit Mme Cazeneuve. C’est à ce moment que j’ai commencé à m’impliquer auprès d’organismes. J’étais comme une travailleuse sociale, mais sans diplôme».

Donner au suivant
C’est après avoir élevé cinq enfants et enchaîné les emplois pour subvenir aux besoins de sa famille que l’implication bénévole de Mme Cazeneuve est devenue plus importante. «Quand je me suis séparée, alors que j’avais cinq enfants à élever, j’ai reçu beaucoup d’aide d’organismes communautaires», se remémore celle qui a maintenant 15 petits-enfants et deux arrière-petits-enfants.

Après avoir remonté la pente, elle a tout de suite voulu redonner au suivant en faisant du sort des familles plus démunies son cheval de bataille. Dans les années 80, alors qu’elle était présidente du POPIR Comité logement, elle a contribué à la fondation de deux coopératives d’habitation, la coopérative du Couvent et la coopérative La Colombe, qui existent encore aujourd’hui.

Photo: Isabelle Bergeron

Elle s’est également impliquée auprès de Local ensemble, un organisme répondant aux besoins des familles monoparentales maintenant connu sous le nom de Famijeunes, en plus de faire du bénévolat à l’organisme Chez Doris et au Comité d’éducation aux adultes de la Petite-Bourgogne et de Saint-Henri (CÉDA).

Mme Cazeneuve a ralenti la cadence depuis l’époque où elle siégeait sur cinq conseils d’administration en même temps, mais ce n’est pas parce que son désir de venir en aide à autrui s’est atténué. «Je n’ai plus la force que j’avais avant, mais je vais continuer tant que je vais pouvoir», souligne celle qui avoue n’avoir jamais été capable de rester assis plus de deux minutes.

Encore à ce jour, même en marchant à l’aide d’une marchette, elle peine à s’arrêter de bouger. Elle agit encore comme bénévole au CÉDA et passe ses journées à aider les membres du centre communautaire où elle habite en plus d’agir comme coordonnatrice des employés chargés de l’entretien.

Reconnaissance
Les élus ont tenu à souligner l’implication de Mme Cazeneuve en lui faisant signer le fameux Livre d’or lors du conseil d’arrondissement du 12 février, une marque de reconnaissance qui l’a beaucoup touchée. «J’ai eu beaucoup de diplômes par-ci par-là, mais celui-là me fait particulièrement chaud au cœur. Je suis encore surprise qu’ils aient pensé à moi», souligne-t-elle.

Pour le maire du Sud-Ouest, Benoit Dorais, il s’agissait pourtant d’une évidence de rendre hommage à cette grande dame, qui a contribué à améliorer la qualité de vie de plusieurs centaines de résidents.

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