(Photo: TC Media - Isabelle Bergeron) À la tête de la fondation Jeunes Étoiles depuis 2008, Malik Shaheed voulait créer un nouveau projet spécifique aux jeunes du Sud-Ouest.

C’est en coupant les cheveux de ses camarades de classe dans le sous-sol de sa maison de la Petite-Bourgogne alors qu’il était seulement âgé de 13 ans, que Malik Shaheed a découvert un intérêt pour l’entrepreneuriat. Devenu un homme reconnu dans le milieu philanthropique, étant à la tête de la fondation Jeunes Étoiles, il souhaite maintenant initier les jeunes du Sud-Ouest au monde des affaires avec son projet Bridging the Gap.

Une quinzaine de jeunes issus de milieux défavorisés de Pointe-Saint-Charles, de la Petite-Bourgogne et de Saint-Henri auront l’occasion dès la fin mars de visiter différents commerces de l’arrondissement afin d’en apprendre plus sur la façon de mettre sur pied une entreprise.

«Le propriétaire va expliquer son histoire, comment il s’est lancé en affaires. Je veux que les jeunes soient motivés, inspirés et qu’ils posent des questions. Ensuite, à l’été, on va essayer de leur trouver des emplois dans ces entreprises», explique M. Shaheed.

L’idée est de briser le mur qui divise la communauté et les entreprises du quartier. «Parfois, les gens sont intimidés de venir dans certains restaurants, et de l’autre côté, les entrepreneurs ne sont pas portés à recruter dans le noyau des quartiers», soutient-il.

C’est Joe Pilotte, le propriétaire du pub Lord William, qui l’a inspiré à lancer ce projet. Alors que le restaurateur était encore jeune, il se souvient avoir été marqué par les encouragements positifs de Malik Shaheed qui travaillait à l’époque comme animateur au YMCA de Pointe-Saint-Charles.

«Il m’a dit qu’il aimerait à son tour faire quelque chose pour aider les jeunes et il a tout de suite pensé à moi», ajoute M. Shaheed, précisant que les jeunes du programme iront visiter le commerce de M. Pilotte dans Griffintown.

Photo: Isabelle Bergeron

Travailler
Avec l’aide des membres de la fondation Jeunes Étoiles, il a déjà commencé à créer des partenariats avec différents organismes de l’arrondissement, comme le YMCA de Pointe-Saint-Charles, le centre communautaire Tyndale Saint-Georges et le CRCS Saint-Zotique. Il a aussi approché l’école secondaire anglophone James Lyng et la polyvalente Saint-Henri.

Ce seront eux qui auront la responsabilité de recruter les 15 jeunes de chaque quartier qui participeront au projet. «Nous sommes inclusifs, n’importe qui âgé entre 15 et 21 ans peut participer. Il faut seulement être motivé et travaillant», ajoute l’homme de 30 ans.

Travailler pour réussir est d’ailleurs le message qu’il souhaite véhiculer aux participants de son projet. Enfant unique d’une mère monoparentale, il a lui-même grandi dans la pauvreté et a dû bûcher pour devenir qui il est maintenant.

Toutefois, il est conscient que certains jeunes ont besoin d’un coup de pouce pour se rendre plus loin et c’est pourquoi il a lancé sa fondation en 2008, qui a pour mission de motiver les jeunes par des camps de jour axés sur les arts, les sports, la danse et la musique tout en promouvant de saines habitudes de vie.

Établi dans le centre-ville, la Fondation Jeunes Étoiles dessert surtout l’Ouest-de-l’Île. C’est donc pour aider spécifiquement les jeunes du Sud-Ouest, où il a grandi, que M. Shaheed a lancé Bridging the Gap.

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