(Photo: Gracieuseté - FAEQ) Yanick Racicot a découvert une véritable passion pour le rugby en fauteuil roulant, un sport qu'il exerce depuis 2012.

Confiné à son fauteuil roulant depuis près de 15 ans en raison de sa dystrophie musculaire, Yanick Racicot a surmonté ces moments difficiles grâce au sport. Membre de l’équipe canadienne de rugby, ce résident de Pointe-Saint-Charles a reçu une bourse de 3000$ de la Fondation de l’athlète d’excellence du Québec (FAEQ) pour ses performances tant dans son sport de prédilection que dans ses études.

«Le sport m’a permis de me créer une petite communauté de gens vivant avec des limitations physiques. Ils me donnent des conseils et des astuces pour mieux me débrouiller, en plus d’avoir beaucoup aidé à mon moral à l’époque», mentionne M. Racicot.

Le jeune homme de 27 ans, qui jouait auparavant au basket-ball en fauteuil roulant, ne connaissait pas du tout le rugby avant de se lancer, il y a six ans. «J’ai découvert que c’était un sport plus adapté à mes capacités et que c’était amusant d’y jouer, dit-il. Après mon premier tournoi, j’ai tout de suite eu la piqûre.»

Se qualifiant de joueur défensif, plus habile pour bloquer les adversaires que pour marquer, l’athlète a été retenu au sein du programme national senior pour une deuxième saison consécutive.

«Parmi les 14 seniors, 12 auront la chance de participer à la Coupe Canada en juin et aux Championnats du monde en août», précise-t-il. L’équipe s’entraîne toute l’année en vue de ces deux tournois.

Mais, le joueur des Machines de Montréal rêve tout particulièrement aux prochains Jeux paralympiques, qui se dérouleront en 2020 à Tokyo. «J’aimerais non seulement les gagner, mais faire une différence dans l’équipe», ajoute M. Racicot.

La bourse de la FAEQ le rapprochera un peu plus de son objectif puisqu’il utilisera l’argent pour acheter un tout nouveau fauteuil d’entraînement, dont le coût avoisine les 6 000 $US. «Avec ce nouvel équipement, j’aurai plus de chances d’être sélectionné», croit-il.

Conciliation sport-études
S’entraînant en moyenne dix heures par semaine dans le gymnase du stade olympique, Yanick Racicot trouve parfois difficile de concilier son entraînement à ses études à temps plein en enseignement et adaptation scolaire à l’Université de Montréal.

«C’est sûr que quand je dois quitter pour une semaine à l’étranger pour un tournoi, juste avant les examens finaux, c’est difficile. Mais, je reçois beaucoup d’aide de ma fiancée», dit celui qui vient de compléter sa troisième année de baccalauréat.

Être capable de se démarquer dans le sport malgré ses études est d’ailleurs sa plus grande fierté. L’éventuel enseignant songe même à ajouter une maîtrise en administration à son bagage.

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