Avec ses 106 agents qui assurent la sécurité des 72 000 résidents du Sud-Ouest, de la rue Guy dans Griffintown au parc Angrignon à Ville-Émard, le poste de quartier (PDQ) 15 est le 3e plus important du secteur sud de Montréal. Intrusion dans un quart de travail de soir avec l’équipe des sergents François Déry et Nicolas Fortin.

À 14h30, dans la salle commune du poste de l’avenue de l’Église, une quinzaine d’agents sont réunis pour le «fall-in», une réunion où sont résumés les événements majeurs de la journée et où les personnes recherchées sont répertoriées. Puis tous se dirigent vers leur voiture patrouille.

«On ne sait jamais à quoi va ressembler la soirée. C’est ce que j’aime le plus de ce travail, il n’y a pas de routine», lance le patrouilleur solo, Daniel Martin, qui travaille au PDQ 15 depuis près de 20 ans.

La discussion est vite interrompue par un appel concernant un délit de fuite dans Saint-Henri. «Ça arrive souvent, indique l’agent Martin. Les gens n’arrêtent pas parce qu’ils ont souvent autre chose à se reprocher, ils sont intoxiqués ou n’ont pas payé leur permis.»

En route vers un 2e appel, il prend plutôt en charge la circulation à l’intersection de la rue Saint-Patrick et de la voie locale ouest Atwater. Un autobus de la Société de transport de Montréal (STM) coincé dans un trou bloque la route vers le pont Champlain, il faut donc assurer la fluidité du trafic jusqu’à ce qu’il soit dégagé, deux heures plus tard.

Les appels sont peu nombreux en cette fin d’après-midi d’avril, l’agent Martin décide donc de se stationner près du boulevard de La Vérendrye afin de surveiller la vitesse des automobilistes. À l’aide de son laser pouvant détecter la vitesse à 500 m de distance, il intercepte une jeune femme à plus de 70 km/h dans une zone de 50. «Parfois, certains roulent jusqu’à 100 km/h ici», précise l’agent.

En duo
Après le souper pris au poste, un luxe que les policiers peuvent se permettre seulement lors de soirées tranquilles, Philippe Girard et Vanessa Della Posta s’apprêtent à reprendre la route.

«On patrouille ensemble depuis moins d’un mois, dit la policière de 27 ans. Nos deux partenaires nous ont quittés en même temps.»

Ils sont tout de suite dépêchés à la SAQ de l’avenue Atwater pour contrôler un itinérant qui dérange à la sortie. «C’est assez routinier comme intervention, dit M. Girard. Mais il faut être prudent, car c’est souvent lors de situations comme celles-là qu’un accident se produit. On baisse notre garde et il ne faut pas.»

Après avoir contrôlé son identité à l’aide de leur ordinateur portable, ils demandent à l’homme de quitter les lieux et de maintenir la paix.

Le prochain appel mènera le duo dans une résidence familiale où une dispute de couple a éclaté concernant la garde de leur enfant.

Superviseur
À chaque quart de travail, deux sergents encadrent le travail des patrouilleurs. «Ce que j’aime de mon rôle de superviseur, c’est qu’on va toujours sur les gros événements. C’est nous qui orchestrons les scènes de crime», mentionne François Déry, qui gère l’équipe 5 depuis 21 ans déjà.

À l’aube de la retraite, il a vécu des expériences qu’il n’oubliera jamais, comme un drame familial survenu il y a 10 ans. «J’avais un enfant en bas âge à l’époque, donc c’est sûr que ça m’a particulièrement touché. Il faut mettre nos émotions de côté. Par chance, je n’ai jamais eu à tirer», dit-il.

C’est lui qui, de concert avec le sergent Fortin, corrige les rapports et appuie les agents dans leurs interventions.

Les policiers du PDQ 15 se sont donnés comme mission d’être plus visible sur le territoire du Sud-Ouest, ce qui a mené à douze arrestations l’année dernière. Avec l’été qui arrive à grands pas, les patrouilleurs à vélo assureront une présence encore plus importante dans l’arrondissement.

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