(Photo: Gracieuseté - Devimco) L'œuvre de 21 étages sera inaugurée en 2020, au même moment que l'immeuble de 500 condos. Il s'agit de la plus grande murale au Québec, selon le groupe Devimco et la Ville de Montréal, étant plus large que celle à l'image de Leonard Cohen.

Griffintown accueillera prochainement Un phare sur le fleuve, la plus imposante œuvre urbaine de la province. À l’issu d’un concours lancé par Devimco Immobilier en mars, c’est l’artiste québécois de renommée internationale, René Derouin, qui aura la tâche de créer la murale de 21 étages. Elle tapissera les murs du futur immeuble à condos MaryRobert, érigé à l’angle des rues Peel et Wellington.

À travers les oiseaux, les végétaux et les cours d’eau qui composent l’œuvre d’art, René Derouin a intégré l’histoire des nations qui ont bâti Montréal.

«J’ai les ai imagé comme des fleurs mêlées au reste des végétaux. En regardant attentivement la murale, on pourra apercevoir un trèfle irlandais, un lys français ou un chardon écossais par exemple, explique l’artiste qui cumule 50 ans de carrière. Elles sont enracinées dans le sol, ce qui représente un symbole très fort.»

Depuis près d’un an, M. Derouin réfléchit au concept de sa proposition artistique qui s’intégrera à quatre faces du projet immobilier. Pour lui, c’était primordial qu’elle s’harmonise bien avec l’ensemble du quartier. «On ne fait pas d’art public, sans penser au public, souligne-t-il. Il faut réfléchir aux gens qui vont habiter le lieu.»

L’artiste s’est donc inspiré du jardin suspendu qui sera aménagé entre les deux tours du MaryRobert. «De leurs condos, les résidents vont avoir l’impression d’avoir des fleurs sur leur balcon. Chaque condo pourra s’approprier une partie de l’œuvre», ajoute-t-il. La vue que les copropriétaires auront du fleuve Saint-Laurent et du canal de Lachine a également inspiré le titre de la murale.

Le dessin qui fera 62 m de hauteur et 160 m de longueur sera réalisé par sérigraphie, une technique avec laquelle M. Derouin est familier. «Je connais la sérigraphie depuis 60 ans. Mais, c’est la première fois que je le fais sur une aussi grande surface, même si j’ai fait beaucoup d’œuvres monumentales», confie celui qui se trouve notamment derrière les huit murales de la chapelle du collège Jean-de-Brébeuf.

Entrée de ville
L’œuvre ne profitera pas uniquement aux résidents du MaryRobert et aux Montréalais. Les touristes qui se déplaceront dans la métropole auront une vue imprenable de l’autoroute Bonaventure.

«Nous avons la chance d’avoir une œuvre d’art réalisé par un Québécois, mais qui rayonnera à l’international. Ce sera comme la carte postale de Montréal», lance le président de Devimco Immobilier, Serge Goulet.

La vue de l’entrée de la ville sera également différente de celle qu’on observera de plus près. «L’image qu’on verra de cette distance représentera un bateau qui évoque l’arrivée des nations fondatrices. C’est une œuvre avec plusieurs perceptions de lecture», explique l’architecte Patrick Blanchette, membre du jury qui a sélectionné M. Derouin.

Pour Benoit Dorais, le président du comité exécutif et maire du Sud-Ouest, c’est une fierté de pouvoir accueillir une œuvre d’une aussi grande envergure dans son arrondissement. «D’avoir une murale a aussi gros déploiement, c’est incroyable. Je suis certain que plusieurs personnes vont se déplacer pour venir la photographier», se réjouit-il.

Que ce soit René Derouin qui réalise la murale ne fait qu’ajouter à son enthousiasme. Le maire Dorais possède plusieurs tableaux de l’artiste à son domicile.

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