(Photo: La Voix Pop - Isabelle Bergeron) La première cohorte de C-Vert Sud-Ouest présentait ses différents projets, dont cette murale, le 12 juillet dans la ruelle D'Arcy McGee, à Ville-Émard.

La première cohorte du projet C-Vert Sud-Ouest des YMCA, formée de 11 jeunes de 14 à 16 ans, a mené plusieurs projets environnementaux au cours du mois de juillet. De l’analyse de l’eau du canal de Lachine à la confection d’abris pour les oiseaux et les abeilles pollinisatrices, ils souhaitent faire de l’arrondissement un lieu plus vert.

Durant toute l’année scolaire, le groupe se rencontrait de façon hebdomadaire dans les locaux du YMCA de Pointe-Saint-Charles afin de jaser écologie, sous la supervision de l’intervenante de C-Vert, Michelle Brais. Le programme se concluait par un stage rémunéré d’agent environnemental de quatre semaines où ils ont pu mettre en pratique leurs apprentissages.

«Nous voulions savoir quels étaient les effets néfastes des déchets sur l’environnement. Nous avons donc mené une étude pour savoir la concentration de matières fécales présentes dans l’eau», explique Taha Salihi, âgé de 16 ans.

Avec ses deux partenaires, Yvanna Ntamack et Ghanais Muniandy, il a testé trois points d’eau de l’arrondissement.

«Nous avons été traumatisés, lance Ghanais en présentant les résultats de leur expérience. C’est dans le canal de Lachine près du marché Atwater que la concentration de matières fécales est la plus importante en raison des mégots de cigarette et des chiens qui font leurs besoins.»

Le trio souhaite partager ses résultats avec la Ville de Montréal afin de trouver un moyen d’améliorer la situation, mais veut avant tout sensibiliser les citoyens à ne pas se baigner dans le canal.

Sauver les espèces
La survie des espèces en voie de disparition a mobilisé les autres participants du programme. «Nous avons planté des asclépiades près de l’école de la Petite-Bourgogne. Ces fleurs sont utilisées par les monarques comme nourriture et comme habitat», souligne la jeune Nina Aoudia.

La semaine dernière, elle et ses deux partenaires, Panagiota Mermigka et Audrey Schmidt, distribuaient gratuitement des semences aux résidents du quartier afin qu’ils fassent leur part pour aider ces papillons en péril.

Émilie Simon-Lebrun, Brama Muniandy et Charlotte Caurant se sont quant à elle concentrés sur les sittelles à poitrine blanche. «Avec tous les changements climatiques, c’est difficile pour les oiseaux qui ne migrent pas de savoir quand faire leur nid. Donc, on leur a fabriqué un endroit où ils peuvent se mettre à l’abri en tout temps», explique Émilie.

Un abri pour les abeilles.

Le parc Angrignon comptera à l’automne cinq nichoirs. «Nous avons la chance d’avoir un grand parc dans le Sud-Ouest. Il faut faire ce qu’on peut pour le conserver et donner un coup de pouce aux insectes et aux animaux», soutient Brama.

Elles ont également fabriqué des abris pour les abeilles pollinisatrices faits de papier recyclé, qui servent à les protéger de la mauvaise qualité de l’air et de la chaleur, afin d’inspirer les résidents de l’arrondissement à faire de même.

Programme
Recrutés en septembre, les jeunes des écoles secondaires Saint-Henri et Honoré-Mercier ont passé des entrevues de groupe et individuelles pour participer à C-Vert.

«Peu de programmes sont offerts aux jeunes de cette tranche d’âge et ils sont souvent difficiles à mobiliser. Nous sommes chanceux d’offrir des activités qui les intéressent», souligne la coordonnatrice chez C-Vert, Marie-Ève Paquin.

L’objectif de ce programme, en branle depuis 2005, est de faire d’eux des écocitoyens actifs. «Ils ont des choses pertinentes à dire et peuvent apporter beaucoup aux débats citoyens», ajoute Mme Paquin.

L’an prochain, les 11 participants pourront joindre le programme plus avancé C-Vert + et approfondir leurs connaissances environnementales. Une autre cohorte se joindra à l’aventure pour un total d’environ 20 jeunes.

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