Photo: Gracieuseté – Yvon Provençal Le programme Squash Urbain réunit une trentaine de jeunes sur les terrains de l'Université McGill pendant l'année scolaire.

En branle depuis deux ans dans l’arrondissement, le programme Squash Urbain, lancé par les entraîneurs Yvon Provençal et Runa Reta, rejoint une trentaine jeunes de l’école Ludger-Duvernay et de la polyvalente Saint-Henri. L’objectif est de leur faire découvrir ce sport de raquette tout en les motivant à poursuivre leurs études puisque le programme implique un volet académique.

Entraîneur de squash depuis des années au club sportif MAA au centre-ville, M. Provençal a choisi le Sud-Ouest pour implanter son programme en raison de sa proximité avec son travail. L’ouverture de la direction de l’école primaire Ludger-Duvernay face à son projet a aussi motivé sa décision.

«C’était facile de recruter des jeunes, c’est un sport qu’ils aiment beaucoup parce que ça bouge, souligne-t-il. Et on n’exige absolument rien de l’école, on s’occupe du recrutement, du transport et de payer les entraîneurs.»

La première année, une quinzaine d’élèves de 5e et 6e année se sont pratiqués deux soirs par semaine sur les terrains de squash de l’Université McGill, partenaire du programme, encadrés par des étudiants de l’établissement universitaire. Une période était également allouée à l’aide aux devoirs avant ou après l’entraînement.

«Le but est de faire raccrocher les jeunes, leur donner envie de poursuivre leurs études. Le fait de jouer à McGill leur permet aussi de voir à quoi ressemble une université», explique M. Provençal.

Devant les résultats positifs du projet pilote, il a décidé d’élargir son programme à l’école secondaire voisine, la polyvalente Saint-Henri. Quinze autres jeunes se sont joints au programme en 2017.

Terrain démontable
Pour cette troisième année, M. Provençal voit grand. Il souhaiterait avoir un espace public pour y installer un terrain démontable dont il fera bientôt l’acquisition grâce à une subvention de 50 000$ du gouvernement du Québec et d’autres partenaires privés.

«Depuis six mois, j’essaie de trouver un endroit. J’ai fait des démarches auprès de l’arrondissement et de plusieurs organismes», précise-t-il.

Ces recherches se sont toutefois avérées infructueuses pour le moment. Pour y aménager le terrain composé de quatre murs de verre, un local d’environ 93 m2 avec des plafonds de 8 m de haut est nécessaire.

«L’idée est de l’installer près des écoles. On pourrait l’utiliser pour notre programme, mais il pourrait aussi bénéficier à la population en général», soutient M. Provençal. Ce type de terrain étant utilisé dans les compétitions provinciales, il pourrait également être utilisé comme lieu de pratique pour les meilleurs athlètes du programme.

L’acquisition ou la location d’un espace dans le Sud-Ouest permettrait aussi à plus de jeunes de participer au programme Squash Urbain puisque la majorité des coûts sont présentement alloués au transport jusqu’à l’Université McGill. Les jeunes de l’école primaire Jeanne-LeBer dans Pointe-Saint-Charles pourraient notamment être visés.

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