(Photo: Deposit) On retrouve généralement de 10 à 20 poux dans une tête infestée, d'où l'importance d'être extrêmement attentif lors d'un examen.

Les vacances estivales achèvent et la rentrée cogne à nos portes. Pour plusieurs, cette période est synonyme du retour des devoirs, des activités parascolaires et des lunchs, alors que pour d’autres le train-train quotidien est perturbé par des insectes indésirables: les poux.

Le début de l’année scolaire est une période propice pour la propagation de ces petites bêtes grisâtres. «Les enfants se retrouvent après les vacances et jouent davantage ensemble. Cette forte densité de jeunes dans un même milieu augmente les risques», mentionne l’infirmière du CIUSSS du Centre-Sud-de-l’Île-de-Montréal, Uyen Pham.

Si une croyance populaire veut que les poux sautent de tête en tête, celle-ci se révèle toutefois fausse. En réalité, ils passent d’un humain à l’autre au contact des cheveux, c’est pourquoi les filles sont plus susceptibles de les contracter en raison de la longueur de leur chevelure.

L’échange d’objets personnels, comme des chapeaux, des taies d’oreiller ou des peignes peut également être une cause, quoique moins probable selon l’infirmière, puisque les poux meurent rapidement une fois éloignés de la tête.

Mme Pham rappelle aussi que l’idée qu’ils soient davantage attirés par les cheveux sales est un mythe, car toutes têtes pouvant assouvir leur soif de sang les attirent. À cet effet, elle soutient que les établissements scolaires ont la responsabilité d’éviter que des préjugés soient véhiculés à l’égard des enfants touchés.

«C’est important de sensibiliser les jeunes, les parents et le personnel de l’école que tout le monde peut avoir des poux, peu importe son statut social. La malpropreté entre seulement en jeu lorsque vient le temps de s’en débarrasser, prévient-elle. Si les poux sont faibles ou morts, se laver les cheveux aide à les déloger».

Prévention
Il n’existe malheureusement aucun traitement pour prévenir les poux avant la rentrée scolaire, mais certaines astuces peuvent aider à les éviter, comme ne pas coller sa tête sur celle des autres, ne pas partager ses effets personnels ou attacher ses cheveux.

Si l’enfant contracte des poux malgré tout, les déceler rapidement permettra de s’en débarrasser plus facilement. Toutefois, comme les démangeaisons du cuir chevelu n’y sont pas toujours associées, cette tâche peut être ardue.

«Certaines personnes sont asymptomatiques, donc il ne faut pas juste se fier aux démangeaisons. En période d’épidémie, on conseiller de procéder à un examen complet de la tête avec un peigne fin tous les jours. Si vous ne savez pas comment vous y prendre, les infirmières scolaires sont là pour vous aider», indique Mme Pham, qui était auparavant responsable de leur formation.

La durée de vie d’un pou dans une chevelure est d’au plus 30 jours et les femelles peuvent pondre jusqu’à cinq œufs, appelés lentes, par jour. Ce sont ces lentes qui sont les plus difficiles à retirer.

Comment déceler des poux?

– Placer la tête sous un bon éclairage. Comme les poux fuient la lumière, cette astuce permet de les voir se déplacer;
– Mouiller les cheveux avant de passer le peigne fin;
– S’attarder davantage à la nuque et au derrière des oreilles;
– Séparer les cheveux en mèches de la largeur du peigne fin ou d’environ 2 cm;
– Passer ensuite le peigne dans la chevelure, mèche par mèche, depuis le cuir chevelu jusqu’à l’extrémité;
– Si vous trouvez des poux, il est recommandé d’appliquer le plus tôt possible un traitement que l’on trouve en pharmacie et d’aviser l’école.

 

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