(Photo: Gracieuseté) Selon Lucie Gagnon, une mère qui fréquente le centre, l'esprit de communauté au Centre Communidée fait toute la différence.

Chaque semaine, une cinquantaine de familles de Montréal et des environs se réunissent au Centre Communidée dans Saint-Henri afin d’échanger et d’apprendre sur différentes matières. Ces parents ont tous un point commun: ils ont choisi d’éduquer leurs enfants dans le confort de leur maison, une alternative prisée par plus de 10 000 Québécois.

«Ce n’est pas le choix le plus facile, ce serait sûrement moins de travail de les envoyer à l’école, avoue Julie Desgagnés, une mère du quartier qui fréquente le Centre Communidée avec ses quatre enfants depuis l’an dernier. Ça demande beaucoup de préparation et d’organisation. Ma première année aurait sûrement été beaucoup plus difficile sans l’aide des autres parents du centre».

Situé sur la rue Saint-Ferdinand, à deux pas du parc Louis-Cyr, l’organisme communautaire lancé par Sonya Orthof en 2011, accueille les familles souhaitant bénéficier du soutien et de l’expertise d’autres personnes.

Chaque membre est invité à participer à l’éducation des enfants bénévolement, que ce soit en organisant une activité sportive ou culturelle, en enseignant une matière académique ou en collectant des fonds pour assurer la continuité du centre.

«Les familles viennent généralement une ou deux fois par semaine, pour socialiser et faire des activités de groupe, explique la fondatrice. On fait des beaux projets, comme du bricolage, des sports, des débats, des simulations, de l’aide aux devoirs ou des expériences scientifiques».

Puisque les jeunes qui fréquentent le centre sont âgés entre 5 et 16 ans, les plus vieux peuvent aussi contribuer à l’apprentissage des plus petits. C’est le cas de Stellie, la fille de 10 ans de Mme Desgagnés. «On a habité au Costa Rica pendant six ans, alors elle donne des cours d’espagnol aux autres élèves», souligne fièrement sa mère.

Encadrement
Lorsqu’ils ne sont pas au centre, les enfants effectuent leurs travaux à domicile en suivant le programme éducatif conçu par leurs parents et approuvé par le gouvernement. Cet encadrement du ministère de l’Éducation est obligatoire depuis l’adoption de la loi 144 en novembre.

Dorénavant, le parent doit signaler son intention de faire l’école à la maison par le moyen d’une lettre d’intention déposée au ministre et à la commission scolaire compétente, ainsi que présenter le projet d’apprentissage qu’il souhaite soumettre à son enfant.

Ce plan doit lui permettre de développer des compétences de base, ce qui inclut la lecture et l’écriture de la langue française, les mathématiques ainsi que la résolution de problèmes.

«Cette nouvelle loi est une bonne chose pour nous parce que maintenant on va faire affaire avec le gouvernement plutôt que la commission scolaire, qui nous mettait des bâtons dans les roues plutôt que nous aider, explique Mme Orthof. Mais, on souhaite que le gouvernement soit ouvert sur nos manières de fonctionner».

Elle admet que l’ancienne manière de fonctionner poussait les familles à ne pas se déclarer comme faisant l’école à la maison. Depuis l’adoption de la nouvelle loi, un tel refus déclencherait l’implication de la Direction de la protection de la jeunesse (DPJ).

Aussi dans Actualités :

Nous utilisons maintenant la plateforme de commentaires Facebook Comments sur notre site web. Grâce à celle-ci, vous pourrez laisser vos commentaires par l’entremise de votre compte Facebook directement sous les articles sur notre site web. Pour ceux qui ne sont pas membres du réseau social, nous vous invitons à faire vos commentaires via l’adresse courriel opinions@journalmetro.com. Merci de nous lire!