(Photo: Gracieuseté - Gloria Lombardi) Depuis la publication de son premier roman par Lévesque éditeur, le 6 novembre, Jean-François Villeneuve a plusieurs projets dans sa mire. Chose certaine, ce ne sera pas son dernier livre.

Journaliste de métier, Jean-François Villeneuve a toujours baigné dans l’univers littéraire. Ce n’était donc qu’une question de temps avant qu’il ne publie son premier roman intitulé Les chambres obscures. À travers un récit fictif, mais inspiré de la réalité, l’auteur de Ville-Émard aborde des problématiques actuelles, comme la quête de la vérité et la situation particulière des journalistes envoyés en zone de guerre.

S’inspirant de ses nombreuses lectures au sujet de la chute de l’empire soviétique, M. Villeneuve a commencé à rédiger l’ouvrage de 150 pages il y a six ans. «J’ai écrit beaucoup dans ma vie, mais c’est la première histoire que je me donne la peine de finir. J’ai travaillé fort pour l’améliorer. Il y a eu plusieurs versions, très différentes, les personnages secondaires ont aussi changé souvent», explique le romancier.

Le cœur du récit est toutefois resté indemne, c’est-à-dire l’histoire d’un jeune trentenaire, Karim, qui part à la recherche de ses origines depuis le décès de son père adoptif, autrefois photographe de conflits armés. Ce dernier lui a laissé des indices qui le mèneront vers une piste en Russie.

«Il y fera la rencontre de nombreux personnages qui l’aideront dans sa quête de réponses. Il découvrira des actions posées par son père alors qu’il habitait là-bas et qui n’étaient pas nécessairement légales ou légitimes», indique M. Villeneuve.

L’histoire se veut le reflet de relations familiales où les mensonges surplombent parfois la vérité par peur d’envenimer la situation ou de déplaire. «Karim va comprendre que son père n’était pas parfait et qu’il y a une raison derrière les gestes qu’il a posés, même s’ils sont répréhensibles», précise l’homme de 37 ans.

Guerre
Le livre, qui s’échelonne des années 1980 jusqu’à aujourd’hui, relate de nombreux conflits armés où le père a été envoyé au fil de sa carrière, spécialement sur le territoire de l’ex-URSS. L’auteur ne pouvait donc pas passer sous silence la réalité difficile des gens exerçant ce métier.

«Quand tu passes 20 à 30 ans de ta vie à couvrir des histoires d’horreurs, c’est difficile de se détacher de tout ça. Il y a toujours quelque chose qui survient, qui te rappelle ce que tu as vécu», souligne l’auteur qui s’est inspiré de récits et de carnets de voyage de photographe de guerre pour que son roman soit fidèle à la réalité.

Malgré les répercussions, notamment l’état de stress post-traumatique vécu par de nombreux envoyés spéciaux, la couverture de conflits armés a toujours fasciné M. Villeneuve. «Être un correspondant à l’étranger, c’est le summum de l’expérience journalistique selon moi. Tout photographe souhaiterait être reconnu et présenté au World Press photo par exemple», indique celui qui a déjà écrit pour La Voix Pop et qui est actuellement édimestre à Radio-Canada.

M. Villeneuve aura eu l’occasion de vivre les hauts et les bas de ce métier à travers son personnage dans Les chambres obscures et souhaite d’ailleurs continuer d’écrire au sujet de ses passions. Plusieurs projets sont déjà en branle, mais il est encore trop tôt pour les ébruiter.

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