Profitant du passage à Montréal de la commission populaire sur le droit au logement initiée par le Front d’action populaire en réaménagement urbain (FRAPRU), la Coalition de la Petite-Bourgogne/Quartier en santé a fait part, le 7 novembre, de sa «vive inquiétude concernant l’avenir des logements sociaux du quartier, menacés par la fin prochaine du soutien financier fédéral».

«Dans ce quartier qui a vécu la grande démolition des années 60, les logements sociaux représentent plus de 63% de tous les logements à louer», a rappelé le coordonnateur de cette table de concertation, Vicente Perez. Or, a-t-il dit, l’existence d’une vaste majorité de ces 2309 logements gérés par l’Office municipal d’habitation de Montréal (OMHM), par des coopératives ou par des organismes à but non lucratif est liée au soutien financier de la Société canadienne d’hypothèque et de logement (SCHL), grâce à des ententes qui prennent fin en même temps que les hypothèques.

Ces subventions servent à l’entretien et aux travaux majeurs sur les immeubles en plus de permettre le maintien de loyers plus bas pour les locataires à faible revenu, a souligné M. Perez. À son avis, la fin prévue des ententes, pour ces milliers de logements, d’ici 2020, laisse planer beaucoup d’incertitude pour l’avenir de ce patrimoine important du quartier. «Va-t-on demander aux locataires de compenser la perte des revenus provenant du fédéral? Les ménages à faible revenu seront-ils encore en mesure d’y habiter si les loyers augmentent? Verra-t-on les conditions de logement se dégrader faute de moyens pour effectuer les rénovations nécessaires?», a demandé M. Perez.

À l’heure actuelle, le nombre de ménages en attente à Montréal dépasse 100% du nombre d’unités existantes. Selon la coalition, «dans un tel contexte, la protection de la qualité et de l’accessibilité des logements sociaux existants s’avère un minimum incontournable pour assurer le droit au logement». La coalition et ses membres demandent donc «aux élus concernés de faire les démarches nécessaires pour maintenir et augmenter le financement fédéral pour les logements sociaux existants». Ils demandent aussi la mise en place d’un «programme fédéral ou provincial pluriannuel finançant au moins 50 000 nouveaux logements sociaux, ce qui correspond aux nombre de ménages qui payent 50% et plus de leur revenu pour se loger, au Québec».

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