(Photo Sylvain Ryan) C'est en présence de plusieurs acteurs préoccupés par la question que l'arrondissement du Sud-Ouest a hissé devant la mairie, le 15 février, un drapeau orné du ruban vert et blanc, symbole de l'appui à la persévérance scolaire.

Avec un taux de décrochage qui dépasse les 43% dans les trois écoles secondaires de son territoire, l’arrondissement du Sud-Ouest prend très au sérieux la question de la persévérance scolaire. Pour bien le signifier, l’administration du maire Benoit Dorais a hissé devant la mairie d’arrondissement, le 15 février, un drapeau orné du ruban vert et blanc, symbole de l’appui à la persévérance.

Ce sont Samantha Sasseville et Philippe Ivanescu, deux élèves de l’école secondaire Saint-Henri, qui ont eu l’honneur de hisser le drapeau tout en haut du mât situé en face de la mairie, rue Bélair.

Le drapeau flottera aussi en permanence devant trois autres édifices municipaux, les complexes sportifs Gadbois et de la Petite-Bourgogne ainsi que la maison de la culture Marie-Uguay, a indiqué M. Dorais.

Ce geste posé dans le cadre des Journées de la persévérance scolaire, qui avaient lieu du 11 au 15 février, s’inscrivait dans la foulée d’une résolution adoptée par le conseil d’arrondissement le 5 février. Le personnel était alors invité à porter fièrement le ruban tout au long de cette semaine.

La montée du drapeau a eu lieu en présence de représentants des directions des écoles, de membres du Comité d’action en persévérance scolaire du Sud-Ouest de Montréal et du président de la Commission scolaire de Montréal (CSDM), Daniel Duranleau. Ce dernier a salué ce geste posé devant «un lieu hautement symbolique». Il a levé son chapeau devant «une communauté qui se met en route autour de la persévérance», qui se mobilise autour de cet enjeu. «Une mobilisation qui donne des résultats à l’échelle de Montréal», a-t-il dit. «L’aiguille de la persévérance bouge. Les résultats commencent à être au rendez-vous.»

L’affaire de tous

«La persévérance, c’est l’affaire de tous. On voulait marquer le coup», a déclaré Benoit Dorais, qui a aussi été commissaire scolaire durant cinq ans, jusqu’à ce qu’il quitte sa fonction en décembre dernier.

En affichant ainsi ses couleurs, l’arrondissement souhaite «susciter la conversation», a-t-il dit. «Les gens voient le drapeau, se questionnent.»

Ça envoie un message clair aux jeunes, a souligné le maire: «Ici, vous êtes dans le Sud-Ouest et on s’intéresse à votre réussite».

Pour lui, il s’agit «d’un drapeau unificateur, fédérateur», d’un «geste hautement symbolique, public, durable».

«C’est important. On a une responsabilité collective», a expliqué Benoit Dorais précisant que l’arrondissement a le pouvoir d’agir directement dans ce dossier. «On peut avoir un impact sur les conditions de vie des familles et des jeunes […] donner des conditions de réussite aux familles», a-t-il mentionné, un facteur important dans la réussite.

Son administration pose des gestes concrets, notamment en contribuant au financement d’organismes qui pilotent des projets reliés à la persévérance scolaire comme par exemple les programmes d’aide aux devoirs menés par les quatre maisons de jeunes de l’arrondissement.

D’autre part, le Sud-Ouest est le premier arrondissement montréalais à avoir obtenu la certification d’employeur Équi T-É (Équilibre Travail-Études) dans le cadre du programme lancé en mai dernier par le Carrefour jeunesse emploi du Sud-Ouest. Il vise la sensibilisation des employeurs à la conciliation travail-études chez les jeunes employés qui fréquentent l’école secondaire ou qui sont au collégial. L’arrondissement compte de jeunes étudiants parmi ses employés.

Pour Daniel Bélanger, conseiller municipal et commissaire scolaire de la circonscription de Ville-Émard-Côte-Saint-Paul, ce drapeau «cristallise la mobilisation». Il représente «le rapprochement de deux mondes importants – le municipal et le scolaire – pour aider nos jeunes», a-t-il dit.

«Ces institutions doivent être des leaders dans la communauté», a soutenu M. Bélanger. «La question de la persévérance n’est pas juste scolaire. Elle est partagée.»

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