(Photo d'archives)

Par voie de communiqué de presse, la Clinique communautaire de Pointe-Saint-Charles a dénoncé la volte-face du gouvernement du Parti québécois dans le dossier de la taxe santé. L’organisme le presse de respecter son engagement électoral et de l’abolir.

Pour Donald Nolet, membre du comité de lutte en santé de la clinique, «le gouvernement n’a pas mené de lutte politique réelle dans ce dossier».

«Prétextant son statut minoritaire, il s’est contenté de proposer un compromis déplorable pour la vaste majorité de la population», a-t-il déclaré.

Selon l’organisme, la version corrigée de la taxe santé n’est pas une mesure progressive «contrairement à ce que le ministre des Finances Nicolas Marceau laisse entendre». L’an prochain, «les personnes gagnant 42 000$ par année paieront le même montant que celles qui en gagnent 130 000$. Or, débourser 200$ n’a pas le même impact pour l’ensemble des contribuables», rappelle-t-on.

Alors que le PQ estime que le manque à gagner créé par l’abolition de la taxe serait impossible à combler, la clinique souligne que cette affirmation a été démentie par plusieurs groupes sociaux qui ont proposé plusieurs alternatives fiscales visant à financer le système de santé d’une manière plus juste et équitable, incluant le contrôle des prix des médicaments qui «pourrait à elle seule nous faire économiser des millions de dollars annuellement».

«La clinique continuera donc à militer pour que la santé soit reconnue comme un droit essentiel, collectif et non négociable, a indiqué Luc Leblanc, coordonnateur général à la clinique. Nous poursuivrons notre lutte contre la tarification et la privatisation des services de santé, notamment en regroupant les citoyens autour du développement d’un plan d’action favorisant l’accès aux services publics tant à la clinique que dans l’ensemble du système de santé.»

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