(Photo TC Media – Hugo Lorini) À l'origine du Griffin Camp, on trouve un groupe d'entrepreneurs dont, à l'avant, Yacine Amrani et Mauro Repacci, et, à l'arrière, Stéphane Rainville et Paul Blanchard.
L’arrondissement du Sud-Ouest s’impose comme un terreau fertile pour la création d’entreprises dans le secteur des technologies de l’information et des communications. Le développement de cette nouvelle économie devrait certes profiter de l’arrivée du Griffin Camp, un accélérateur d’entreprises.

Le Griffin Camp est situé sur la rue Notre-Dame Ouest, en plein dans le Quartier de l’innovation.

Le projet a été initié par un groupe d’entrepreneurs dont Paul Blanchard, Stéphane Rainville et Yacine Amrani, qui ont été impliqués dans le démarrage et le développement de plusieurs start-ups.

«Cela a commencé il y a deux ans de manière informelle», explique Paul Blanchard. Des entrepreneurs se rencontraient pour échanger. L’idée d’un accélérateur a germé. Dès le départ, le Regroupement économique et social du Sud-Ouest (RESO) était engagé dans le développement de cet outil d’accompagnement des entreprises. «Il y a quelques mois, avec l’aide du RESO, on a formalisé le tout», précise Yacine Amrani. «Ça s’est créé naturellement.» Le RESO a notamment apporté un appui financier.

Griffin Camp est un organisme sans but lucratif, souligne M. Amrani «On loue un espace. On ne facture aucun services.»

Partage

L’accélérateur offre bureaux, salles de réunion et de conférence, Internet et autres services. «Pour 250$ par mois, une start-up peut s’installer au Griffin Camp et profiter de tous les services», précise Paul Blanchard.

Mais il ne s’agit pas simplement d’espaces de bureaux partagés. Le Griffin Camp vise à «permettre à des entreprises technologiques prometteuses d’accélérer leur développement en offrant un lieu de travail à coûts abordables mais surtout un lieu de partage et de mise en commun des compétences et des ressources».

«Chacun apporte une expertise», souligne Paul Blanchard. «C’est un lieu de coopération», insiste-t-il, mentionnant que l’on a accueilli les premières entreprises il y a trois mois.

Actuellement, on y trouve une dizaine d’entreprises. «On espère en avoir de 15 à 20», indique M. Blanchard.

«On demande qu’il y ait une implication», souligne Yacine Amrani. «On est là pour partager.»

«L’idée est d’offrir aux petites entreprises en démarrage un lieu d’échange, de collaboration», signale Pierre Morrissette, directeur général du RESO. Un entrepreneur est là pour «accélérer le développement de son entreprise avec l’aide de ses pairs».

«Les entrepreneurs veulent être dans un environnement qui favorise la collaboration», constate M. Morrisette.

«C’est nécessaire», estime Marc Blanchard, chef de la direction de CKS Systems, l’une des entreprises qui logent au Griffin Camp. «Un entrepreneur est seul mais ne peut pas réussir seul», soutient-il. «C’est une bonne façon d’évoluer pour une entreprise.»

«C’est dur d’être un entrepreneur en technologie de l’information», fait remarquer Paul Blanchard. «90% des start-ups ne réussissent pas.»

Les mêmes besoins

Les entreprises que l’on accueille doivent répondre à deux critères, explique Yacine Amrani. La porte est ouverte uniquement aux entreprises technologiques. De plus, elles doivent en être à l’étape de la pré-commercialisation ou au début de la commercialisation. «Elles sont toutes au même niveau, mentionne M. Amrani. Elles ont besoin des mêmes ressources.» Pour Pierre Gauthier, président du RESO, il s’agit «d’une nouvelle pièce importante dans l’écosystème du Sud-Ouest». Alors qu’il y a une difficulté pour les jeunes entrepreneurs de trouver des locaux abordables dans le Quartier de l’innovation, le Griffin Camp «répond à un besoin unique pour les entrepreneurs de partager leur expérience». Le député provincial Saul Polo, adjoint parlementaire du ministre de l’Économie, de l’Innovation et des Exportations, salue cette initiative mise sur pied «par les entrepreneurs, pour les entrepreneurs». «C’est un modèle inspirant qui devrait être repris ailleurs», dit-il.

À lire également:

Philippe Le Roux : «Je suis un accéléré»

Aussi dans Actualités :

Nous utilisons maintenant la plateforme de commentaires Facebook Comments sur notre site web. Grâce à celle-ci, vous pourrez laisser vos commentaires par l’entremise de votre compte Facebook directement sous les articles sur notre site web. Pour ceux qui ne sont pas membres du réseau social, nous vous invitons à faire vos commentaires via l’adresse courriel opinions@journalmetro.com. Merci de nous lire!