André Desroches / TC Media C'est dans une carriole tirée par un cheval Canadien que les maires Denis Coderre et Benoit Dorais, la députée Marguerite Blais et Denis Demars ont fait leur arrivée à la Maison Saint-Gabriel.

L’été prochain, c’est dans une voiture tirée par un cheval Canadien que le boulanger livrera le pain aux résidents de Pointe-Saint-Charles. Il s’agit de l’une des nombreuses activités qui se tiendront au cours de la prochaine année, à Montréal et ailleurs au Québec, afin de souligner le 350e anniversaire de l’arrivée des premiers chevaux en Nouvelle-France.

La Maison Saint-Gabriel, située dans le quartier Pointe-Saint-Charles, et l’Association québécoise du cheval Canadien ont concocté une programmation pour rendre hommage à ces bâtisseurs à quatre pattes.

«Ils ont accompagné nos ancêtres dans le développement de notre coin de pays», a rappelé le président de l’Association québécoise du cheval Canadien, Denis Demars. Ils ont servi au travail en forêt, aux activités agricoles, au transport.

«C’est grâce à lui que nos ancêtres ont défriché la terre», a renchéri Denis Racine, coprésident de la Commission franco-québécoise sur les lieux de mémoire communs.

Le 19 janvier, c’est d’ailleurs dans une carriole tirée par la jument Miss Pepsi, un cheval Canadien, que le maire Denis Coderre, le maire de l’arrondissement du Sud-Ouest, Benoit Dorais, la députée Marguerite Blais et Denis Demars ont fait leur arrivée à la Maison Saint-Gabriel pour dévoiler le programme des activités.

«Le cheval a été un complice. Il a fait partie de notre développement», a signalé Denis Coderre. «Il est intimement relié à notre histoire.»

Quatorze chevaux
Les 14 premiers chevaux sont descendus de bateau en juillet 1665, a relaté la directrice générale de la Maison Saint-Gabriel, Madeleine Juneau. En 1681, lors du recensement de Montréal, on en dénombrait 12 dont cinq sur la ferme de Pointe-Saint-Charles.

Environ 82 chevaux sont arrivés en Nouvelle-France entre 1665 et 1671, a expliqué Denis Demars. En 1763, on en comptait près de 14 000.

Fort, trappu, musclé, d’excellente santé, on le surnommait «Le petit cheval de fer», a précisé M. Demars. «On dit qu’il avait même le cœur à la fête après une grosse journée de travail.»

«Le cheval Canadien a frôlé la disparition à plusieurs occasions», a-t-il confié. À la fin du 19e siècle, il n’y en avait plus que 900, a mentionné Denis Racine. Plusieurs avaient été exportés aux États-Unis pour la guerre, a précisé la députée Marguerite Blais. Aujourd’hui, on en compte environ 7000 au Québec.

Le cheval Canadien est la race du «Patrimoine agricole» du Québec depuis 1999 et la race «nationale» du Canada depuis 2002.

Tâches municipales
Les chevaux pourraient-ils reprendre du service à Montréal pour certaines tâches municipales? On pense au ramassage des poubelles et à l’entretien paysager dans les grands parcs, comme c’est notamment le cas dans plusieurs villes de France. En 2013, dans le plan de revitalisation du Vieux-Montréal, Richard Bergeron en faisait la proposition. Mais ça ne figure pas dans les cartons de la Ville, a fait savoir Denis Coderre. «Honnêtement, on n’en est pas là», a-t-il déclaré à TC Media.

On trouve la programmation complète des activités sur les sites de la Maison Saint-Gabriel et de l’Association québécoise du cheval Canadien.

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