André Desroches / TC Media La superficie du chalet du parc De La Vérendrye sera agrandie de 50%. C'est au-dessus de la nouvelle partie que la serre sera aménagée.

La seule serre aménagée au-dessus d’un chalet de parc de la Ville de Montréal sera construite sur le toit du chalet du parc De La Vérendrye. Les citoyens pourront y cultiver à compter du printemps 2016 des légumes qui seront vendus sur place.

La Ville de Montréal investira 416 000$ pour l’aménagement de la serre.

Le projet piloté par Concertation Ville-Émard/Côte St-Paul s’ajoute à l’arsenal des moyens mis en œuvre dans le quartier pour lutter contre l’insécurité alimentaire.

La production sera vendue au comptoir alimentaire qui sera aménagé dans le chalet.

«Les citoyens feront pousser des légumes qui sont de culture facile comme des poivrons, des tomates et des concombres», explique Vincent Huet, agent de développement de la démarche de revitalisation urbaine intégrée Opération Galt. Ils seront encadrés par du personnel qualifié.

L’arrondissement du Sud-Ouest entreprendra au cours des prochains mois la réfection du chalet, qui compte pour le moment un seul étage. Sa superficie sera agrandie de 50%. C’est au-dessus de la nouvelle partie que la serre sera aménagée, précise la conseillère municipale Anne-Marie Sigouin.

Ce sera une serre bioclimatique. Sa conception fera notamment en sorte que la chaleur dégagée par le chalet l’hiver sera récupérée. «Ça va lui permettre d’être fonctionnelle douze mois par année», souligne Vincent Huet.

Sécurité alimentaire
Le projet va donner l’occasion aux citoyens, particulièrement ceux du secteur Galt, de se procurer des légumes frais dans un secteur où les commerces qui en vendent sont rares.

Le secteur Galt est circonscrit par les rues Monk, Angers, de Villiers et le canal de Lachine. Les citoyens n’ont pas accès à une distance raisonnable de marche à une épicerie ou une fruiterie. À moins de 500 mètres, selon les critères de la Direction de santé publique, on parle de «désert alimentaire».

On trouve des épiceries un peu plus loin sur Monk et Laurendeau, «mais quand on va plus près du secteur Galt, il n’a plus beaucoup d’offre. On se rend compte qu’il n’y a pas grand-chose», note Julie Rainville, adjointe à la coordination et responsables des comités à Concertation Ville-Émard/Côte St-Paul.

Dans Émard–Côte-Saint-Paul, 26% des 30 000 habitants vivent sous le seuil de faible revenu.

L’Opération Galt a été mise en œuvre en 2004. Menée par Concertation Ville Émard/Côte St-Paul, elle a pour but d’améliorer les conditions de vie sociales, économiques et environnementales des résidents du secteur Galt.

Le projet est rendu possible dans le cadre d’une entente de 175 M$ entre Montréal et le gouvernement du Québec visant à soutenir le développement de la métropole.

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