Après avoir lancé sa campagne de propreté «non politically correct», l’arrondissement s’attaque aux graffitis sur le domaine privé avec un budget de 519 700$ qui servira à les effacer et à prévenir ce fléau alors que tous les quartiers du Sud-Ouest en sont tapissés.

Les tags et graffitis se comptent par centaines. Et elle est loin l’époque où les graffiteurs s’attaquaient uniquement aux bâtiments publics. Ils frappent sur le domaine privé, laissant leur trace sur les résidences et les commerces.

Pour mener la lutte, l’arrondissement octroie jusqu’en 2018 un budget d’un demi-million à l’organisme Pro-Vert Sud-Ouest (PVSO) pour le projet «TAG» – Tactiques Alternative Graffiti.

Dès cet été, après avoir obtenu l’autorisation des propriétaires, une équipe effectuera gratuitement le nettoyage des bâtiments privés – résidences et commerces – sur les grandes rues commerciales telles Notre-Dame, Monk, du Centre, Charlevoix et Wellington.

En juin, l’organisme a dressé un inventaire dans les zones ciblées, identifiant 8000 mètres carrés de surfaces graffitées à nettoyer. «Il y a de l’ouvrage», lance Andréanne Dionne-Boulard, coordonnatrice de PVSO.

Tous les citoyens qui le veulent pourront aussi emprunter gratuitement le matériel pour effectuer le nettoyage.

De nouvelles mesures
Le projet, qui mise sur la participation des citoyens, comportera d’autres volets, dont la réalisation de murales et la plantation de végétaux pour protéger les bâtiments contre les graffitis.

«Le verdissement est un volet qui nous tient à cœur. L’enlèvement seulement ce n’est pas durable», souligne Nicole Bastien, directrice générale de PVSO.

Par le passé, l’arrondissement confiait l’enlèvement des graffitis à l’entreprise Solutions graffiti. En se tournant vers PVSO, l’administration municipale ne veut plus se limiter aux opérations de nettoyage. «Nous voulons une approche globale avec un organisme qui connaît bien l’arrondissement», explique le conseiller municipal Craig Sauvé.

En plus du budget consacré aux interventions sur le domaine privé, il en coûte environ 170 000$ par année à l’arrondissement pour l’enlèvement des graffitis sur les équipements municipaux: bâtiments, lampadaires, viaducs, chalets dans les parcs, aires de jeux pour les enfants et autres.

«De mai à novembre, il y a une équipe de deux personnes sept jours sur sept qui ne fait que ça», explique Sébastien Lévesque, directeur du service des travaux publics à l’arrondissement.

Arrestations
Depuis le début de l’année, les policiers du PDQ 15 ont procédé à l’arrestation de dix graffiteurs qui font face à des accusations en vertu du Code criminel.

«Il y a des hommes et des femmes. Il y a des adolescents, mais aussi des personnes dans la jeune vingtaine», indique Line Blanchard, inspecteur du PDQ 15.

Si les policiers effectuent du travail de prévention, ils mènent aussi des actions répressives. «Il y a de la surveillance de policiers en civil», note l’inspecteur précisant que les personnes interpellées sont de plus en plus déférées aux tribunaux «Nous sommes davantage portés à judiciariser les cas», dit-elle.

Depuis le début de l’année, 34 citoyens ont porté plainte au PDQ pour des graffitis, un geste que toutes les victimes devraient poser, insiste Line Blanchard.

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