Colin Côté-Paulette/TC Media Marquée par l'ampleur des impacts environnementaux des déversements causés par le déraillement tragique à Lac-Mégantic, Nivatha voulait trouver des solutions naturelles à la contamination de l'eau par le pétrole.

La jeune chercheuse de l’arrondissement Sud-Ouest, Nivatha Balendra, a découvert une nouvelle espèce de bactérie qui pourrait aider à nettoyer les déversements de pétrole naturellement. Les résultats de ses recherches sont sur le point d’être publiés.

L’étudiante de 19 ans analyse une nouvelle souche de la bactérie Pseudomonas, connue pour son rôle dans le processus de biodégradation, dont elle a fait la découverte après avoir analysé des prélèvements de terre humide dans sa cour arrière du quartier Émard.

Marquée par l’ampleur des impacts environnementaux des déversements causés par le déraillement tragique à Lac-Mégantic, Nivatha voulait trouver des solutions naturelles à la contamination de l’eau par le pétrole.

Avec l’aide de son directeur de laboratoire, Éric Dezail et celle de son mentor, Arvin Nickzad, la jeune femme d’origine sri lankaise a fait de nombreux tests à l’Institut Armand-Frappier. Elle tente notamment de prouver que la bactérie, se nourrissant des hydrocarbures, pourrait assainir un cours d’eau souillé.

«Contrairement à ce que certaines personnes pourraient croire, la bactérie ne serait pas nocive pour l’habitat où elle est implantée puisqu’une fois les hydrocarbures épuisés, la bactérie mourrait», explique Nivatha.

Distinctions

Le travail de la jeune étudiante impressionne déjà. En plus du prix Jeune scientifique du Forum économique mondial reçu en septembre en Chine, la jeune chercheuse a eu la chance de présenter son projet aux dirigeants de la pétrolière Shell, à Calgary.

Nivatha a même fait une conférence dans le cadre de la série web TED Talks en mai. Le tout, en complétant sa première année d’études en physiologie à l’Université McGill.  «J’ai toujours aimé étudier plusieurs domaines à la fois, c’est ce que j’apprécie de la science», confie-t-elle.

Elle en est à faire ses dernières analyses avant de publier les conclusions de ses recherches. «Nous avons presque terminé. Il n’y a donc pas de date de parution de prévue», précise l’étudiante.

Confrontée aux difficultés de travailler en laboratoire en raison de son jeune âge, Nivatha a décidé cette année de créer l’OSBL International Young Scientists Mentorship Program, afin d’aider les jeunes chercheurs à obtenir plus de reconnaissance de la communauté scientifique.

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