André Desroches / TC Media Marguerite Blais, Dominique Anglade et Philippe Couillard.

Si Dominique Anglade a tourné le dos à la Coalition avenir Québec pour être candidate du Parti libéral à l’élection partielle qui aura lieu dans Saint-Henri–Sainte-Anne, c’est qu’elle ne se «reconnaît plus dans le discours» du parti dont elle a été la présidente.

C’est ce qu’a expliqué la principale intéressée, vendredi, lors de la conférence de presse au cours de laquelle le premier ministre Philippe Couillard est venu confirmer sa candidature.

Pour Mme Anglade, la CAQ a formé à un moment «une coalition de toutes les tendances». Mais, a-t-elle soutenu, «tranquillement, l’aile libérale a disparu. Elle n’est plus au sein de la CAQ». Mme Anglade dit ne plus partager les vues du parti sur les questions de l’immigration et de l’identité «Je ne me retrouve plus dans le discours actuel», a-t-elle laissé tomber.

La candidate vante désormais le PLQ et son «ouverture sur le monde».

Dominique Anglade a été présidente de la CAQ en 2012-2013 et candidate pour le parti dans la circonscription de Fabre, à Laval, aux élections de 2012. Elle a terminé troisième.

Pas de promesse de ministère
Quant au commentaire du chef de la CAQ, François Legault, qui, en réaction à l’annonce de sa candidature, a soutenu qu’elle fait le saut avec le PLQ parce que Philippe Couillard lui aurait promis un poste de ministre, Dominique Anglade a rejeté cette affirmation.

«La première étape est de gagner la confiance des gens de Saint-Henri–Sainte-Anne et d’entrer à l’Assemblée nationale. Après, c’est la prérogative du premier ministre», a-t-elle insisté.

Entourée d’une brochette de députés, de ministres et de Marguerite Blais, dont le départ entraîne l’élection partielle, Mme Anglade a exprimé son impatience d’aller à la rencontre des électeurs. «Je veux gagner la confiance des gens, leur dire que je peux être la voix de Saint-Henri–Saint-Anne à l’Assemblée nationale, a-t-elle déclaré. C’est un comté que je connais, que j’aime.»

Si Philippe Couillard attend à la dernière minute pour déclencher la tenue du scrutin, elle aura six mois pour arpenter la circonscription. Selon la loi électorale, le premier ministre a jusqu’à la mi-mars pour appeler les électeurs aux urnes.

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