Archives TC Media Pierre Gauthier, président du RESO.

En perdant le mandat de centre local de développement (CLD) qu’il assumait depuis 1998, le Regroupement économique et social du Sud-Ouest (RESO) a vu son budget amputé d’une somme de 1 M$ qui lui permettait notamment d’appuyer financièrement le démarrage, la croissance et la consolidation d’entreprises dans l’arrondissement du Sud-Ouest. L’organisme veut toutefois continuer à jouer ce rôle.

«On va continuer à défendre et à faire émerger des projets de la communauté, soutient Guy Biron, vice-président au développement stratégique au RESO. On ne veut pas perdre cette capacité.»

Comme outil pour appuyer les entreprises, il évoque la recapitalisation du fonds de développement économique RESO Investissements. Ce sera l’un des sujets au menu de son assemblée générale, le 7 octobre.

Le RESO, par le biais de ce fonds, a déjà des capitaux investis dans des entreprises. Les retombées pourraient bénéficier à l’organisme à moyen terme et lui servir de levier pour aider des entreprises.

D’autre part, la mise à pied de quinze personnes suite à la perte du mandat CLD se traduit par la libération d’un étage complet du bâtiment que le RESO occupe sur la rue Saint-Jacques. L’organisme veut que cet endroit soit utilisé pour générer de l’activité économique. Tout reste à définir de ce côté.

Perte de l’approche intégrée
Au printemps dernier, la responsabilité du développement économique a été transférée aux municipalités dans le cadre du pacte fiscal scellé entre les villes et le gouvernement du Québec. Du coup, le RESO a perdu le mandat CLD et les outils de financement aux entreprises.

«C’est le drame», lance Pierre Gauthier, président du RESO. L’organisme avait développé une approche intégrée du développement économique local allant de la formation de la main-d’œuvre au financement d’entreprises. «L’approche intégrée, c’est ça qui va être mis à mal en sortant du financement des entreprises», déplore le président.

Un seul CLD dessert désormais les arrondissements du Sud-Ouest, de Verdun et de LaSalle.

Le RESO entend travailler en partenariat avec le nouvel organisme. Mais Pierre Gauthier estime que ce dernier ne pourra pas jouer le même rôle que le RESO, notamment en ce qui concerne l’aide à la création d’entreprises d’économie sociale.

«Le nouveau CLD n’a pas d’autre mandat que le financement aux entreprises. Il n’a pas le mandat de faire lever les projets», souligne le président. Il donne comme exemple de réussite le projet du Théâtre Paradoxe, la salle de spectacle installée dans l’ancienne église Notre-Dame-du-Perpétuel-Secours, sur le boulevard Monk, qui a bénéficié de l’appui de l’organisme. «Le RESO, c’est un lieu où faire lever les projets», insiste Pierre Gauthier.

Le RESO a été créé en 1989 pour faire face à la fermeture d’industries et la perte d’emplois qui ont frappé le Sud-Ouest dans les années 1980.

L’assemblée générale du RESO va avoir lieu à 15h30 au Carrefour d’innovation INGO, 355, Peel. Renseignements au 514 931-5737 poste 250.

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