Photo Jean-François Villeneuve/TC Media Sabrina Garneau utilise internet comme seul moyen de vendre ses vêtements conçus et produits à Montréal.

Offrir un produit local exclusivement sur le web. Voilà le pari d’une jeune entrepreneure du Sud-Ouest qui lance ces jours-ci sa boutique de vêtements de maternité, http://www.mamangaga.com.

Sabrina Garneau a un bon emploi en finances, mais elle tient à son rêve. La mère d’un petit garçon d’un peu plus d’un an propose depuis le début avril la collection Maman GAGA, comprenant robes, chandails et débardeurs, conçue et fabriquée à Montréal, pour les femmes québécoises.

L’idée est venue une nuit, il y a un peu plus d’un an. Sabrina Garneau, qui a une formation en arts, s’est mise à dessiner des croquis de vêtements pour les mères allaitantes.

Elle a ensuite amené ses premières esquisses à un patroniste qui a développé, avec elle, l’essence de ce qui allait devenir Maman GAGA, sa collection de vêtements de maternité stylisés. «C’est le fun d’être belle, de pouvoir porter une robe adaptée pour l’allaitement, mais qui ne ressemble pas à quoi on peut s’attendre de ce genre de vêtement en général», souligne-t-elle.

Son but est aussi de permettre aux femmes de continuer de porter ses créations, même après le sevrage d’un enfant, en gardant discrètes les ouvertures pour l’allaitement.

Conçu localement
Sans l’aide des banques ou d’organisme de développement économique, elle s’est concentrée sur une chaîne de production locale.

«Je donne mes contrats en sous-traitance à Montréal, ce n’est pas fait en Chine, dans un cadre industriel, soutient-elle. J’achète mes tissus ici et je les fais fabriquer localement. Je veux toucher au matériel, c’est important pour moi.»

Elle vise une offre avec un nombre limité de produits, ainsi qu’une collection permanente pour ses meilleurs vendeurs. Certains modèles sont même réversibles, permettant aux mères de les utiliser de différentes façons et donc, encore une fois, leur donner une plus longue vie.

Quatre pièces de vêtements sont déjà disponibles pour le moment et deux autres s’ajouteront dans les prochaines semaines.

Le fait de travailler avec une petite équipe, lui permet d’adapter rapidement son offre à la demande.

L’attrait virtuel
Le choix de décliner sa production sur le web exclusivement s’est imposé au fil de ses rencontres avec plusieurs propriétaires de boutiques spécialisées pour sonder leur intérêt à vendre sa collection. «Je constatais les contraintes à ce mode de vente, ainsi que les marges de profit que se prennent les commerçants et je me disais que ce n’était peut-être pas pour moi, estime-t-elle. Je magasine déjà beaucoup en ligne et les groupes de mamans sont une clientèle possible qui est déjà tissée serrée, avec beaucoup de vie.»

La directrice de PME MTL Grand Sud-Ouest, Marie-Claude Dauray, affirme d’ailleurs que la tendance est à l’ouverture de ce genre de boutiques virtuelles, particulièrement au niveau des vêtements. «Il y a beaucoup moins de coûts, même si la concurrence est très forte. C’est par contre une bonne façon de démarrer une entreprise.»

Elle y va d’un conseil, celui de se démarquer, particulièrement en ce qui a trait aux activités de promotion et de marketing. «Il n’y a pas juste Facebook et les réseaux sociaux. Quand un blogueur en parle, ça ne coûte rien comme publicité et c’est génial».

Si les boutiques ayant pignon sur rue pâtissent de ces nouveaux acteurs économiques, elle estime que les commerçants qui survivront au niveau local seront ceux qui sauront profiter de leur spécialité et d’en développer le créneau.

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