Photo: Patricia Hogan Les 21 élèves de 5e et 6e année ont reçu une bourse pour les récompenser de leur assiduité aux séances de tutorat auxquelles ils ont participé pendant toute l'année scolaire.

Un projet-pilote de Partageons l’espoir a obtenu des résultats prometteurs auprès de 21 élèves de 5e et 6e année du quartier Pointe-Saint-Charles. Les élèves, qui devaient se présenter à deux séances de tutorat par semaine, ont vu leurs notes et leur motivation monter en flèche.
«Les parents, surtout, ont constaté une amélioration de l’estime de soi et une diminution du stress chez leurs enfants», explique Michèle Chappaz, coordonnatrice du développement et des communications de Partageons l’espoir. Les jeunes participants ont quant à eux affirmé avoir plus de plaisir à apprendre.
Les participants sélectionnés par leurs écoles à la rentrée 2015 avaient des résultats scolaires inférieurs à 74%, la majorité d’entre eux ayant des moyennes entre 50% et 69%.
La transition au secondaire représente une période critique pendant laquelle les notes baissent d’environ 10%, selon Mme Chappaz. Les élèves choisis se seraient donc retrouvés en situation d’échec dès leur entrée au secondaire.
Quartier ciblé
Le problème du décrochage scolaire est préoccupant dans le quartier. D’après Centraide Montréal, 51% des élèves de Pointe-Saint-Charles n’ont pas obtenu leur diplôme d’études secondaires en 2014. Partageons l’espoir, qui chapeautait déjà un programme d’aide au secondaire, Passeport pour ma réussite, a lancé ce projet-pilote pour s’y attaquer en amont.
Le projet permet à la fondation de la rue Fortune d’établir un premier contact avec les jeunes les plus à risque et de les suivre au secondaire. Ce lien est d’autant plus important qu’il n’y a aucune école secondaire dans le quartier, et donc aucun moyen de les rejoindre directement une fois qu’ils ont terminé leurs études primaires.
Partageons l’espoir s’attaque aussi à l’insécurité alimentaire en offrant des collations lors des séances de tutorat. «On ne mène pas d’études sur le sujet, mais on prend pour acquis qu’il doit toujours y avoir de la nourriture dans tous nos ateliers», confirme Mme Chappaz.
Pour les encourager, les jeunes participants ont reçu une bourse du programme dont le montant, d’un maximum de 200$, dépendait de leur assiduité.
Le projet sera reconduit l’année prochaine et la fondation espère recueillir 40 000$ pour financer l’inscription d’une cinquantaine d’enfants.

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