TC Media/Félix O.J. Fournier Les travaux se déroulent 24 heures sur 24 et 7 jours sur 7 depuis la mi-mai.

Malgré les plaintes des résidents des environs au sujet des impacts négatifs des travaux, qui se déroulent désormais 24 heures sur 24 et 7 jours sur 7, Québec affirme qu’il est impossible que le chantier opère uniquement de jour.

Depuis la mi-mai, les travaux s’effectuent sans interruption dans le secteur. Plusieurs plaintes ont été formulées au ministère des Transports à l’égard du bruit des camions et de la poussière qui envahissent le quartier.

D’après les données du ministère des Transports, 135 plaintes ont été reçues au sujet des travaux du Projet Turcot dans l’arrondissement Sud-Ouest, dont 42 pour le bruit, 44 pour la poussière et 23 pour les travaux de nuit.

«Au Comité de bon voisinage Turcot du Sud-Ouest, on a fait plusieurs demandes, mais les suivis ne sont même pas faits. On a l’impression qu’ils se moquent de nous», affirme Clélia Sève, membre du comité, qui se réunit toutes les six semaines.

Elle est particulièrement inquiétée par la sécurité des piétons et des cyclistes, qui, selon elle, ne sont jamais pris en considération dans les nombreuses redirections de trafic.

Redirigé vers le SPVM
Quand il a contacté le ministère pour leur faire part du fait que plusieurs camions empruntaient des rues où ils n’étaient pas autorisés, Yves Lavoie s’est fait répondre qu’ils ne pouvaient rien faire puisqu’il s’agissait de camionneurs indépendants. «Ils m’ont dit que je n’avais qu’à appeler la police», relate-t-il.

Le ministère s’est depuis ravisé et a indiqué qu’il avait mis en place une équipe commune formée de ses inspecteurs et d’agents du Service de police de la Ville de Montréal (SPVM), qui surveilleraient désormais de plus près la circulation de véhicules lourds.

La députée de Saint-Henri-Sainte-Anne Dominique Anglade a elle-même rendu visite à M. Lavoie afin de constater les problèmes causés par le chantier. «On a fait le tour du bloc ensemble. Elle m’a prêté une oreille attentive et j’ai senti beaucoup d’empathie de sa part», raconte le résident de la rue Saint-Jacques.

Solutions
Selon Mme Anglade, différentes mesures ont été prises afin de minimiser les impacts négatifs du chantier. Les camions sont nettoyés avant de quitter le chantier, les rues les plus fréquentées sont lavées chaque jour et des unités de mesure de la qualité de l’air et du bruit ont été installées dans le quartier.

«On ne pourra pas tout régler, mais on est en train de voir ce qu’on peut faire de plus pour faciliter la vie des résidents», explique la députée, qui ne croit cependant pas possible de réduire les heures de travail sur le chantier.

«Si on arrête les travaux de nuit, on s’achète du trouble pour tout le reste de l’année. Il faut multiplier les efforts pendant l’été, sinon on risque de retarder l’échéancier et le chantier pourrait se prolonger», ajoute-t-elle.

Yves Lavoie se dit plutôt déçu que le ministère n’envisage pas au moins de fermer le chantier entre 22h et 7h. «Personnellement, je préférerais que ça dure plus longtemps, mais qu’on puisse dormir. Visiblement, leur mission, c’est uniquement la fluidité automobile, pas le bien-être des résidents», constate-t-il.

La fin des travaux de l’échangeur Turcot n’est pas prévue avant 2020.

La prochaine séance du Comité de bon voisinage Turcot du Sud-Ouest se tiendra le 10 août. Les citoyens qui le désirent peuvent formuler une plainte en écrivant au turcot.commentaires@mtq.gouv.qc.ca.

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