Gracieuseté/Orchestre métropolitain Yukari Cousineau, violon solo de l'Orchestre Métropolitain.

L’Orchestre Métropolitain se veut près des gens, convivial, accessible. Pour leur participation de cette année à la tournée du Conseil des arts de Montréal, les musiciens ont voulu présenter des œuvres bien connues de Mendelssohn, un compositeur qui sait toucher directement le cœur des mélomanes en utilisant le langage universel des émotions.

Les spectacles seront présentés dans plusieurs arrondissements, rendant la culture musicale disponible plus facilement en-dehors du centre-ville. Pas de trafic ou de problème de stationnement pour ces concerts, l’orchestre se déplace pratiquement dans la cour de ses spectateurs.

En plus de celui à l’église Notre-Dame-des-Sept-Douleurs de Verdun, le 2 novembre, la tournée mènera toute la semaine les musiciens à Pointe-Claire, Rivière-des-Prairies, Ahuntsic ainsi qu’à la Maison symphonique de la Place des Arts.

«Ce sont toutes des salles très différentes les unes des autres, alors ça demande beaucoup d’adaptation pour l’acoustique, la résonnance. Mais c’est ça le charme de la vie de tournée», explique Jennifer Bourdages, musicienne et directrice du personnel à l’Orchestre Métropolitain.

Concert coloré et passionné
La musique de Félix Mendelssohn est à l’image de l’orchestre métropolitain: jeune, simple et passionnée.

La fougue teinte pratiquement toute l’œuvre de ce compositeur, décédé à seulement 38 ans, en 1847. Mais la caractéristique principale de sa musique et sa plus grande difficulté est la transparence. Même dans les passages les plus tempétueux, il atteint une fluidité exceptionnelle.

C’est la première violon Yukari Cousineau qui sera soliste pour le concerto Opus 64, un des incontournables du répertoire, lors de ce programme tout Mendelssohn.

«C’est un concerto exultant, décrit-elle. On finit de le jouer en sueur, avec le cœur qui bat à 120, mais on est tellement bien!»

Ce concert est un cadeau pour l’interprète, qui a souvent dit à la blague que Mendelssohn était son voisin d’enfance, tant sa musique la touche droit au cœur.

Comme plusieurs de ses contemporains romantiques, Mendelssohn a ce langage musical universel qui perce l’âme et rejoint directement les émotions humaines.

Classique pour tous
Le Métropolitain est né de la volonté des musiciens, presque comme une coopérative, une famille. «Il y a une ambiance décontractée dans l’orchestre qui transparaît pour le public», estime Laurie-Anne Riendeau, responsable des relations publiques.

L’ensemble a toujours su éviter l’étiquette de rigidité et de snobisme qui colle si souvent à la musique classique.

Comme c’est de plus en plus la coutume, la causerie pré-concert donnée par Mario F. Paquet, animateur à Radio-Canada, une heure avant le concert de Verdun (et de RDP, mais pas des autres) a pour objectif de briser le préjugé voulant qu’il faut être un connaisseur pour apprécier ce répertoire.

«M. Paquet ne fait pas qu’expliquer les pièces. Il parle de ce que devrait être l’écoute d’un concert classique et rassure les spectateurs en leur disant que c’est normal que leur esprit s’évade pendant un concert, qu’on n’est pas obligé de connaître ça pour apprécier la musique classique», observe Mme Bourdages.

Le programme compte deux autres œuvres du même compositeur, soit l’ouverture «La belle Mélusine» et sa troisième symphonie, dite «L’Écossaise». La direction musicale sera assurée par le jeune chef Kensho Watanabe, assistant de Yannick Nézet-Séguin à l’Orchestre symphonique de Philadelphie.

«Mendelssohn: Les couleurs du romantisme». Église Notre-Dame-des-Sept-Douleurs, 2 novembre, 19h30. Billets: orchestremetropolitain.com.

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