Simone et Guy McPeak, qui vivent à L’Île-des-Sœurs, célébreront leur 70e Saint-Valentin en tant que couple marié. Un bouquet de fleurs, un souper romantique et une bouteille de vin seront au menu.

M. McPeak, âgé de 94 ans, prendra l’autobus pour aller à la SAQ du Village pour choisir un bon cru pour sa femme. En chemin, il choisira des fleurs pour elle, comme les bouquets de pivoines qu’il avait l’habitude de lui offrir au début de leur relation.

Un filet mignon risque de se retrouver dans son sac d’épicerie, avec tous les autres ingrédients nécessaires afin de témoigner l’amour – toujours aussi intense – qu’il voue à sa femme. Les courses ne sont pas aussi faciles que lorsqu’il avait 30 ans, mais rien n’empêchera le couple de célébrer leur amour, explique M. McPeak.

Une question de constance
Depuis qu’ils sont mariés, ils ont développé des rituels qui ont soudé leur couple, selon M. McPeak. Tous les vendredis soirs, le couple organise un souper romantique – aucune dérogation permise.

«Ce n’est pas un effort pour eux, raconte leur fille, Susan McPeak, l’unique fille du couple. Ils profitent de tous les petits bonheurs, pour eux c’est important. Il n’y a rien qu’ils ne font pas ensembles. Ils ne se lâchent pas, c’est incroyable.»

Amoureux malgré la maladie
Après 73 ans de vie de couple, les deux tourtereaux se regardent toujours avec une intensité remarquable. Assis l’un à côté de l’autre, ils se tiennent la main.

«J’ai toujours tenu la main de ma femme, toujours, raconte M. McPeak. Aujourd’hui, c’est d’autant plus important de lui tenir la main, à cause de la maladie.»

Mme McPeak a subi un choc cognitif lorsque son mari a fait un infarctus, l’année dernière. Elle ne s’en est pas remise, et la femme, qui a célébré son 90e anniversaire le 12 février, perd parfois le fil des événements.

Ils vivent depuis les derniers mois en résidence, à L’Île-des-Soeurs, et filent le parfait amour, malgré les difficultés. Ils demeurent actifs, adorent les marches sur le bord de l’eau et les escapades à Mont-Tremblant.

«Les gens qui vont en résidences en couple, ça n’existe pas, affirme Susan. J’ai demandé une dérogation pour qu’ils puissent vivre ensemble sur cet étage réservé aux soins. C’était impensable de les séparer.»

Coup de foudre
M. McPeak se souvient vivement de la première fois qu’il a vu sa douce moitié, 73 ans plus tard.

«C’était un samedi, se remémore-t-il. Simone venait de déménager sur la rue Saint-André, à quelques maisons de la mienne. Elle marchait sur le trottoir avec sa mère, et quand je l’ai aperçu, j’ai lancé « oh, la belle fille »!»

Dès lors, il savait qu’elle allait devenir sa femme.

Il la croise souvent et un jour, il se décide à lui demander de devenir «son amie.» À la suite de 3 ans de fréquentation, le couple officialise leur relation à l’église.

«Si ce n’était pas moi qui s’occupait d’elle, ce serait elle qui se serait occupée de moi, conclut M. McPeak. Nous ne nous sommes jamais chicanés, il n’y a jamais eu d’animosité. Elle m’a toujours respecté et moi je l’ai respectée.»

Après 73 ans de vie de couple, le couple s’aime comme au premier jour. Ils célèbrent cette année leurs noces de platine pour ses 70 années de mariage.

Le record de longévité de mariage a été établi en 2011, alors qu’un couple a célébré ses noces de jaspe pour ses 86 ans de mariage en Caroline du Nord, aux États-Unis.

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