Collaboration spéciale Le bureau du député libéral de l'arrondissement de Verdun, Jacques Daoust, a été vandalisé dans la nuit de dimanche à lundi.

Le bureau du député libéral de l’arrondissement de Verdun, Jacques Daoust, a été vandalisé dans la nuit de dimanche à lundi. De la peinture rose a été lancée sur les portes du 4110, rue Wellington. Les vandales ont pris soin de coller une lettre sur la porte contenant des mots tels « révolution 2015 » avant de lancer la peinture.

Marc-Olivier Simard, attaché politique du bureau du député de Verdun, raconte que les policiers ont récupéré une lettre dissimulée sous la peinture. Comme celle-ci était en grande partie illisible, il est impossible pour l’instant d’avoir le nom de l’auteur. On pouvait toutefois y lire des mots à connotation militante comme « coupure », « révolution 2015 », « austérité » ainsi qu’une liste de noms de députés libéraux de l’ouest de Montréal.

Ces derniers étaient avisés dans cette lettre que des grabuges et méfaits auraient lieu à leur bureau dans la nuit du 22 au 23 mars. Ce fut le cas notamment de la députée de Crémazie, Marie Montpetit. Dans son cas, les mêmes mots figurant dans la lettre ont été écrits sur les portes de l’édifice où elle travaille. TC Media n’a pas été en mesure d’obtenir les noms des autres députés visés.

« Nous dénonçons fortement ces gestes. C’est une atteinte à la démocratie. Le bureau de comté est la maison du citoyen au même titre que l’Assemblée nationale. Nous espérons que les gens qui ont fait ça vont rembourser les dommages qu’ils ont causés », a commenté Melissa Turgeon attaché de presse et porte-parole de Jacques Daoust.

Enquête
La porte-parole du Service de Police de la Ville de Montréal (SPVM), Annie Lemieux, a rapporté que ce sont les policiers du secteur qui ont remarqué le méfait lors de leur patrouille. Aucun suspect n’a été arrêté.

Le propriétaire du 4110 Wellington, Jacques Doiron, a rapidement fait nettoyer la peinture sur les portes. Comme la température était glaciale, la compagnie engagée à cet effet devra enlever le reste de la peinture sur les pierres jeudi.

M. Doiron a fait le tour des locataires de son immeuble et personne n’a été témoin des événements. « Ce n’est pas le genre de publicité qui nous plait. On sait que c’est dû à un de nos clients locataires, mais on comprend. Que les gens manifestent, écrivent des choses ou les disent ça va. Par contre, poser des gestes comme ceux-là c’est vraiment déplorable. Ça occasionne des soucis et ça agace nos locataires. »

Manifestation étudiante ?
Si la police ne peut confirmer pour l’instant l’auteur du vandalisme, le maire de l’arrondissement de Verdun, Jean-François Parenteau, a montré du doigt les étudiants en grève sur sa page Facebook lundi. Au-dessus de la photo de l’établissement vandalisé, il affirme qu’il s’agit d’une situation désolante et inacceptable.

« Premièrement, c’est une entrée pour plusieurs services et le propriétaire de l’immeuble n’a rien à voir avec la grève des étudiants. Deuxièmement, ce genre de geste vient nuire aux messages et aux buts visés par les manifestants. Troisièmement, à la fin, qui va encore payer pensez-vous? »

À la suite de ce commentaire, les internautes se sont vite enflammés sur le sujet.

Monik Richard : « Je vois que vous associez ce geste à la grève étudiante. Êtes-vous certain de ce que vous avancez ? »

Stéphane Hudon : « La question demeure donc entière: « une lettre indiquant le lien avec la grève… » Ho boy, ça tiendrait pas longtemps devant un tribunal ce genre d’argument! Parle-t-on ici de désinformation (par omission) ou simplement de petite politique pratiquée par les petits petits petits politiciens ? »

Quelques heures plus tard, le maire Parenteau a réagi à nouveau sur sa page Facebook à la suite des commentaires des internautes.
« Vous savez très bien que j’ai beaucoup d’estime et d’attachement pour les jeunes, les étudiants, et raccrocheurs. […] C’est certain qu’il est important de ne pas généraliser, mais en même temps, je crois qu’il faut appeler un chat un chat ! »

Une enquête du SPVM est en cours.

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