Slam, graffiti, danse hip-hop, l’ambiance était à la fête jeudi dans la cour du Bureau de consultation jeunesse(BCJ) de la rue Wellington. L’organisme, qui vient en aide aux jeunes en leur permettant de s’impliquer et de s’exprimer sur différents sujets, a su les rejoindre à travers des arts qui leur ressemblent.

Dans une atmosphère détendue, sans horaire déterminé, les jeunes ont dansé, slammé et peint, mais ont surtout discuté entre eux de sujets qui les touchent comme la discrimination, la marginalité ou l’histoire de la culture hip-hop.

Pour les responsables du BCJ, cette liberté est cruciale dans le développement des jeunes, tant dans les événements qu’ils organisent que dans les «appartements avec suivi» qu’ils louent à ceux qui sont dans le besoin.

«On est là pour les soutenir, pas pour les contrôler. C’est la meilleure façon de leur apprendre à être autonome, puisqu’un jour, ils vont devoir se débrouiller sans nous», fait valoir Audrey Thériault-Lafontaine, intervenante au BCJ.

Logements
Dans l’édifice du 5355 Wellington où sont situés les bureaux du BCJ se trouvent également des appartements où des jeunes dans le besoin peuvent résider pour une période d’un an. Ce service change bien souvent le parcours de ceux à qui il est offert.

Cette clientèle variée va de jeunes mères avec leurs enfants aux adolescents qui vivent des difficultés familiales ou financières, en passant par ceux qui sortent de l’itinérance.

Pour Sophie Légaré-Sylvestre, qui habite au rez-de-chaussée de l’édifice avec sa fille de quatre mois, cette opportunité a fait une énorme différence.

«Les intervenantes m’ont aidée à remplir les papiers pour que j’obtienne une place dans un HLM (habitation à loyer modique)», confie celle qui avait dû quitter un appartement parce que les pleurs de son bébé dérangeaient sa colocataire.

Lieu d’échanges
Pour la majorité des jeunes qui le fréquentent, le BCJ représente surtout une occasion de discuter et de rencontrer.

«Je ne sors pas souvent de chez moi, alors ça me permet de rencontrer d’autres mamans», raconte Cindy Gould, qui vient aux séances de discussions du groupe «Jeunes mères» avec son fils de deux ans depuis maintenant cinq mois.

Pour le conseiller municipal Sterling Downey, qui est venu discuter avec les adolescents des multiples parcours qu’on peut emprunter dans la vie, ce type d’activités est très important. «Ça prend un espace comme ça où les jeunes peuvent dire ce qu’ils pensent et être entendus», confie-t-il.

Le BCJ invite d’ailleurs fortement les jeunes à s’impliquer dans la communauté et à réaliser le rôle qu’ils peuvent jouer pour changer la société. C’est à leur demande que l’organisme a décidé de s’impliquer dans l’organisation du Forum social mondial, un rassemblement d’acteurs communautaires du monde entier qui se tiendra à Montréal du 9 au 14 août.

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