La façade de l’école secondaire Monseigneur-Richard qui donne sur le boulevard Gaétan-Laberge est maintenant ornée d’une murale colorée. Le projet né de l’idée de l’ancienne directrice, Josée Lapierre, a été mené à terme par dix élèves de l’école.

Pour visionner les étapes de la création en accéléré.

Grâce au mentorat des muralistes Zek et Monk-e, de la compagnie A’Shop, les jeunes ont pu apprendre différentes techniques d’art urbain. Les professionnels leur ont offert six ateliers au cours desquels ils ont développé le concept de leur œuvre et mis en place le plan pour la réaliser.

Ils ont ensuite donné de leur temps pendant trois mois, juste avant la rentrée scolaire et après les heures de classe, pour mettre la main à la pâte.

«Ces élèves ont été référés par leur professeur d’art ou repérés grâce à leur expression artistique en-dehors des cours. On a voulu leur faire vivre de A à Z un processus professionnel de création», explique Guillaume Boyer, responsable de la vie culturelle, qui a chapeauté tout le projet.

Tout a commencé l’année dernière, quand la Ville de Montréal a lancé son programme d’art mural. L’école y a été retenue pour obtenir une subvention de près de 20 000$ pour réaliser l’œuvre. Les 10 000$ restant ont été payés à part égale par l’arrondissement et l’école.

D’ailleurs, elle pourrait bien ne pas être la dernière du genre. «Il reste beaucoup de murs autour de l’école et on va être partant pour vous épauler si vous voulez répéter l’expérience», a assuré à la direction le maire Jean-François Parenteau, lui-même un ancien élève de Monseigneur-Richard.

Symbolique
La murale, intitulée «Les rives de l’envol», est divisée en trois parties. Aux deux extrémités, on retrouve les thèmes de la ville et de la nature, dans des tons de bleu.

L’école, illustrée par les différentes matières qui y sont enseignées, fait le pont entre les deux. Pleine de couleur, de vie et de mouvement, c’est cette partie qui attire le regard.

La main qui peint un trait rouge traversant la murale représente la capacité et la volonté des élèves de tracer leur propre destin grâce à la formation qu’ils reçoivent.

Bien caché en haut à droite de la murale, un héron blanc prend son envol. Ce détail est porteur de sens, puisque cet oiseau, dans la culture japonaise, symbolise la capacité à se connaître soi-même et à surmonter les obstacles. Une réalité que vivent tous les adolescents.

Aussi dans Actualités :

blog comments powered by Disqus