Gracieuseté Joëlle Saint-Pierre s'accompagne au vibraphone.

Ceux qui auront assisté au spectacle de Joëlle Saint-Pierre au centre communautaire de Verdun le 4 novembre pourront se vanter, d’ici quelques années, de l’avoir découvert avant tout le monde. Unique et talentueuse, la chanteuse, qui s’accompagne au vibraphone, est une étoile montante de la chanson québécoise.

Oubliez tout de suite vos souvenirs de vibraphone qui datent des cours de musique à l’école primaire. Quand il est maîtrisé par une professionnelle comme Joëlle Saint-Pierre, qui a fait ses études supérieures en percussions au Conservatoire de musique de Chicoutimi, cet instrument a une sonorité époustouflante.

C’est équipée de, non pas deux, mais bien quatre baguettes que la musicienne joue de ce grand clavier qui ressemble à un xylophone et en tire des sons aussi pleins et riches que ceux d’un grand piano à queue.

Instrument surprenant
Joëlle Saint-Pierre exploite en entier la versatilité de cet instrument, parfois rythmé et vif, parfois planant et éthéré.

«Je pense que mes chansons pourraient être jouées sur n’importe quel instrument, en fait. Mais le vibraphone apporte un côté spectaculaire. Chaque note que je joue, on la voit très bien alors ça apporte un ‘wow’, c’est certain», observe-t-elle.

Le chemin qui a mené l’artiste à s’accompagner d’un instrument aussi inusité est loin, lui aussi, d’être ordinaire. D’abord formée en piano dès l’âge de cinq ans, Joëlle apprend la batterie à dix ans et décide d’entrer au Conservatoire en percussions à 12 ans.

Comme la formation des conservatoires du Québec n’est axée que sur le répertoire classique, elle apprend alors à jouer de tous les instruments de percussion qui peuvent se trouver à l’arrière d’un orchestre. Ses connaissances de pianiste lui servent beaucoup avec les percussions mélodiques comme le vibraphone et le marimba, ce qui lui permet de les maîtriser rapidement.

Elle craque pour le grand clavier métallique et va se perfectionner jusqu’à Boston, où elle entame une maîtrise en percussions classiques. Mais son manque d’intérêt pour le répertoire moderne et contemporain qui est l’apanage de son instrument lui fait réaliser qu’elle préférerait l’utiliser pour interpréter ses propres compositions, plus accessibles.

Elle présente aux spectateurs un univers imprégné de l’imagination et de la naïveté de l’enfance, mais qui cache dans la poésie de ses textes une maturité impressionnante.

Spectacle le 4 novembre à 20h, au Centre culturel de Verdun, 5955 avenue Bannantyne. Billets: 7$, 514 765-7150 ou verdun.accesculture.com.

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