Gracieuseté Le groupe Carotté propose des chansons à répondre et des reels nouveau genre avec ses sonorités punk. Il promet de «faire lever le party» à la Cabane Panache et Bois rond, le 24 mars.

Pour donner un coup de jeune à la musique traditionnelle, les membres de Carotté n’y sont pas allés de main morte. Ils ont croisé du punk avec des styles typiques du bon vieux folklore dans un mélange qui décoiffe. Le groupe, qui a enregistré son tout premier disque avec une maison de Verdun, sera en spectacle gratuitement pendant la Cabane Panache et Bois rond.

Médé Langlois puise son style musical dans ses racines. Agriculteur de Neuville, près de Québec, sur la ferme que possède sa famille depuis 1667, il a grandi bercé par les rythmes folkloriques des veillées de cuisine. À l’adolescence, il s’est mis au diapason plus lourd du punk, fondant même un groupe à 14 ans.

Quand il a entendu les trois musiciens traditionnels des Quêteux à un marché public de Deschambault où il vendait ses fruits et légumes, il y a cinq ans, l’idée lui est venue de leur présenter deux amis avec qui il faisait du punk.

À six, ils ont composé de nouvelles chansons en plus de revisiter certains classiques. Le punklore de Carotté était né.

Pas si différents
Un lien très fort uni la musique traditionnelle et le punk  selon Médé Langlois. «À l’époque, le folklore n’était pas bien vu par les autorités. Les curés condamnaient les veillées dansantes, alors c’était de la musique underground, comme le punk aujourd’hui. Et puis les textes sont souvent très revendicateurs, dans les deux cas», soutient-il.

Alors que dans les années 1930, la Bolduc dénonçait le chômage, Médé Langlois se fait le porte-étendard des agriculteurs, défendant des causes actuelles qui leur tiennent à cœur comme le passage des oléoducs sur leurs terres.

«Ça me donne un micro pour dire ce que les autres n’ont pas le temps ni l’occasion d’exprimer», affirme le guitariste.

Ruralité urbaine
Même si les textes de Carotté soulèvent des enjeux mieux connus en campagne, le groupe sait toucher même les citadins.

«Il y a plein de gens à Montréal qui viennent de petits villages, alors ça les rejoint, c’est sûr. Ils ont encore faim de folklore, croit Médé Langlois. Et puis, quand on arrive quelque part, c’est comme un gros party de cuisine. Au bout de quelques chansons, ça lève à chaque fois.»

Les musiciens de Carotté connaissent déjà bien Verdun, puisqu’ils y ont enregistré leur premier album Punklore et trashdition en 2015, avec la maison locale Slam Disques. Ils travaillent d’ailleurs déjà sur un deuxième opus.

Concert gratuit le 24 mars à 20h, à l’angle des rues Wellington et de l’Église.

Aussi dans Actualités :

Nous sommes présentement en train de tester une nouvelle plateforme de commentaires sur notre site web. Grâce à Facebook Comments, vous pourrez laisser vos commentaires par l’entremise de votre compte Facebook directement sous les articles sur notre site web. Pour ceux qui ne sont pas membres du réseau social, nous vous invitons à faire vos commentaires via l’adresse courriel opinions@journalmetro.com. Merci de nous lire!