TC Media/Archives Le maire de Verdun, Jean-François Parenteau.

La firme de sécurité Neptune intente une poursuite de près de 750 000$ contre Verdun et son maire, pour avoir résilié son contrat sans motif valable. Le recours pour diffamation contre Jean-François Parenteau s’élève à lui seul à 450 000$.

«Le maire n’arrêtait pas de dire à tout le monde qu’on lui avait volé du temps. C’est sûr que ça a nui à notre réputation. On ne règle pas ces affaires-là sur la place publique juste pour se faire du capital politique», lance le patron montréalais de Neptune, Sylvain Gaudreau.

Le contrôleur général de la Ville de Montréal avait effectué une enquête, cet été, en installant des GPS dans les voitures utilisées par les agents, concluant que 28 000$ avaient été facturés en trop en seulement deux mois et demi.

Aucune preuve
«Ils avaient seulement les données GPS et affirmaient que les agents dormaient au travail. Mais ce n’est pas parce que la voiture n’est pas en mouvement qu’ils ne travaillent pas. Ils n’avaient même pas de photos pour prouver ce qu’ils avançaient», se défend M. Gaudreau.

Il ajoute que des gestionnaires de l’arrondissement avaient autorisé certains agents à prendre des pauses plus longues afin de rattraper des heures supplémentaires.

Par ailleurs, les employés concernés travaillaient déjà pour Verdun avant le début du contrat en 2014. «L’appel d’offres exigeait qu’on engage des agents qui avaient deux à trois ans d’expérience dans l’arrondissement. On a embauché ceux qui étaient déjà là et qui avaient été chaudement recommandés», explique le dirigeant de Neptune.

Le mandat de Neptune Security Services de près d’un million de dollars devait se terminer en juin, mais a été résilié au conseil municipal de septembre dernier par quatre voies contre 3. Tous les élus de Projet Montréal s’y étaient opposés.

Le maire Parenteau n’a pas souhaité commenter puisque le dossier est devant les tribunaux.

La cause sera entendue après les prochaines élections municipales puisque les parties ont convenu de reporter jusqu’au 20 novembre la suite des procédures.

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