Comme le son des tambours qui résonnait dans l’Auditorium de Verdun, les coeurs se sont unis au même rythme cette fin de semaine pour le Pow Wow. Dans ce rassemblement où la fraternité dépassait de loin les liens familiaux, chacun prenait le temps de sourire aux autres, de se parler, de partir à la découverte de ces cultures si près de la nôtre et si lointaine à la fois.

Les yeux remplis des couleurs vibrantes de toutes les regalias, les habits traditionnels portés par les danseurs, les visiteurs semblaient ébahis, presque sous le choc.

«On voulait voir de la diversité culturelle et le moins qu’on puisse dire, c’est qu’on est servis. C’est vraiment épatant», s’exclame Suzie Champagne, venue de Saint-Jérôme avec son mari et sa fille.

Dans la file d’un kiosque de restauration, la petite famille peine à choisir entre la saucisse de cerf fumé, le bison, la salade de riz sauvage et le bannock, petit pain traditionnel servi avec des fruits frais.

L’événement permettait en effet de constater à quel point la culture autochtone est variée, différente même d’un peuple à l’autre. Les danses, les habits, les techniques d’artisanat et les langues parlées étaient aussi nombreuses que les tribus présentes, affichant toute une palette de couleurs et de motifs.

Fête inclusive
Si les danses et la musique occupent une place centrale au Pow Wow, il ne s’agit pas d’un spectacle, mais d’un rassemblement. Et la différence est flagrante. Les visiteurs non-autochtones ont davantage l’impression d’être accueillis dans une grande fête de famille que d’assister à une représentation artistique.

Dès que la cérémonie d’ouverture et les premières danses sacrées ont été terminées, samedi, le public a été invité à rejoindre les danseurs dans l’espace central. Nul besoin de connaître les pas pour y prendre plaisir. Ouvrant grand leurs bras, les Amérindiens prenaient le temps d’enseigner quelques mouvements ou d’expliquer certains détails de leurs tenues.

Retrouvailles
Pour les autochtones, qui vivent très éloignés les uns des autres, les Pow Wow sont d’abord et avant tout une occasion de se retrouver et de célébrer.

«Je vais à des Pow Wow depuis que j’ai deux ou trois ans et, à chaque fois, je retrouve des amis que je ne vois pas souvent», raconte Nidehina, une jeune Atikamekw de 8 ans venue d’Obedjiwan, près de La Tuque.

Avec sa mère, Warowick, elle adore danser, vêtue de sa regalia flamboyante, recouverte de clochettes qui tintent fièrement à chacun de ses pas.

Elle reviendra probablement à Verdun l’année prochaine, puisque le succès de l’événement laisse présager la tenue d’une deuxième édition dans l’arrondissement.

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