Gracieuseté Jos Sauvé avec sa fille Lyne.

Pendant 37 ans, Jos Sauvé a été pompier pour la ville de Verdun. Des anecdotes, il pourrait en raconter toute la journée. Mais ces années à côtoyer les catastrophes ne lui manquent absolument pas.

Dans «la ville aux feux», comme on surnommait alors l’arrondissement, les incendies étaient très fréquents, naissant souvent dans l’un des nombreux hangars. Et l’équipement n’était pas toujours très moderne.

«On avait un camion de 1926, qui avançait sur des chaînes. Un jour, dans les années 1950, le camion avec cinq pompiers à bord est rentré dans un arbre en face de l’hôpital Douglas. Il y a eu seulement deux survivants, mon capitaine Martel et un autre gars», raconte M. Sauvé.

L’ancien pompier en a vu beaucoup des morts pendant ses 37 années de service. Il s’y est presque habitué. Mais certains deuils sont plus difficiles à vivre que d’autres.

Il n’oubliera jamais le jeune garçon dont il a retrouvé le corps dans un garde-robe, pendant qu’il combattait un incendie sur la 1re Avenue. «Il s’était réfugié là, couché sur une tablette. Il est mort asphyxié. Ça tue un homme ça, voir des choses comme ça», laisse-t-il tomber après un silence.

Encore aujourd’hui, lorsqu’il entend les sirènes des camions de pompier, il change de rue.

Pour lire toute l’histoire de Jos et son épouse Lucienne, c’est par ici.

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