Patrick Sicotte/TC Media Tota Oung ne fait pas dans la demi-mesure. Il compte présenter une version authentique de la cuisine cambodgienne de son enfance.

Les restaurants asiatiques sont nombreux à Montréal, mais rares sont ceux qui présentent une cuisine authentique, craignant d’effrayer les papilles occidentales, peu habituées à ces saveurs. Pour le chef Tota Oung, qui ouvre le restaurant Street Monkeys, il n’était pas question d’édulcorer les recettes cambodgiennes. C’est une version originale qu’il présentera dans son resto-bar de la rue Wellington.

«Les Québécois sont de plus en plus foodie, ouverts à la découverte, alors on s’est dit que ce serait le moment parfait pour lancer un endroit comme ça», fait valoir le chef et copropriétaire, M. Oung.

Il s’est allié à son ami William Kit et son épouse, Nathalie He, qui possèdent déjà un restaurant dans Saint-Michel, ainsi qu’à son cousin Sihour Kong. À quatre, ils ont travaillé d’arrache-pied pour être fin prêts pour l’ouverture, le 22 juin.

Partis en voyage en Asie en 2015, c’est là-bas qu’ils ont eu l’idée derrière le concept des Street Monkeys, dont le nom vient d’un croisement entre les singes errants (stray monkeys), rencontrés partout là-bas, et la cuisine de rue omniprésente.

«Au Cambodge, la meilleure nourriture est définitivement dans les rues. Elle est authentique et on obtient pour 1,50$ un repas à s’en lécher les doigts», raconte M. Oung. Le climat et les nombreuses restrictions à Montréal ont toutefois convaincu les associés d’ouvrir un restaurant plutôt qu’un camion.

Pour se rapprocher de la cuisine de rue, ils ont bâti un menu sous forme de bouchées, plus près des tapas que des repas entiers, qui rappelle l’expérience typiquement cambodgienne.

Plats audacieux
Ce qui distingue la cuisine cambodgienne de la thaïlandaise, de la chinoise ou de la laotienne est d’abord la puissance des saveurs.

«C’est une cuisine très rehaussée, à la fois, surette, sucrée, épicée, amère et salée. Et il y a beaucoup d’ingrédients très inhabituels en Occident», explique M. Oung.

Il cite en exemple une pâte de poisson fermentée, servie en sauce sur un steak, ou bien des concombres amers farcis de porc haché.

Tous les plats ne seront pas aussi dépaysants, toutefois, puisque le chef compte également incorporer plusieurs ingrédients locaux afin d’assurer une grande fraîcheur, primordiale dans la cuisine cambodgienne.

Brochettes de bœuf khmer à la citronnelle, ailes de poulet farcies, truite en sauce tamarin et salade de papaye ne sont que quelques exemples des plats réconfortants qui s’y trouveront.

Et, pour les accompagner, les associées ont engagé un mixologue qui a créé des recettes de cocktails qui feront partie de la signature de la maison, comme un bloody ceasar à l’encre de seiche.

Réconfortant
Pour le chef Oung, l’objectif est de présenter des plats réconfortants. Bien sûr, élevé par une mère cambodgienne, ces repas n’ont rien à voir avec le pâté chinois, le ragoût de boulettes ou le macaroni au fromage.

«Ma mère cuisinait beaucoup et j’étais toujours dans ses jambes. C’est comme ça que j’ai appris. J’ai fait mon premier riz frit à sept ans», se souvient-il.

C’est pourquoi il allait de soi pour lui d’inclure dans son menu les rouleaux impériaux de maman, cette recette remplie de souvenirs.

M. Oung compte bien introduire des brunchs dans les semaines suivant l’ouverture du 22 juin afin de faire découvrir aux Verdunois encore plus de cette culture alimentaire vibrante.

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