TC Media/Andréanne Moreau Sherezad Abadi pilote l'entraînement des participants trois fois par semaine, sur les terrains de l'Institut Douglas.

À l’Institut universitaire en santé mentale Douglas, à Verdun, le proverbe «Un esprit sain dans un corps sain» prend cette année une toute nouvelle allure. Pour la première fois, des patients se joignent au Défi Douglas mis sur pied il y a trois ans et participeront au Triathlon de Verdun, le 13 août.

«L’exercice physique n’est pas un remède, ni même un traitement. Mais, intégré à une bonne hygiène de vie de façon régulière, ça constitue un bon support et peut aider à faire face aux défis de la vie, qu’ils soient physiques, émotionnels ou psychologiques», fait valoir Sherezad Abadi, qui pilote l’entraînement des participants.

Agente de planification à la recherche en psychologie depuis 14 ans, Mme Abadi est également instructrice en conditionnement physique pour le YMCA et accorde donc une grande importance à la mise en forme. Deux à trois fois par semaine, elle donne rendez-vous aux 16 employés et patients qui participent au Défi sur les terrains de l’institut pour un entraînement en plein-air.

Course, étirements, boot camp, concentration, tout y passe et sa motivation semble contagieuse. Heureusement, puisqu’il s’agit d’un ingrédient essentiel pour faire un triathlon.

Travail d’équipe
Le triathlon peut sembler un choix extrême pour la mise en forme mais, selon Mme Abadi, c’est aussi une belle opportunité de relever un défi en équipe. En effet, si 1 des participants s’attaque en solo aux 3 étapes, les 15 autres se partagent les étapes de nage, course et vélo. Les cinq équipes de trois membres sont mixtes, formées d’employés et de patients.

«Je crois qu’il s’agit aussi d’une excellente façon d’améliorer l’estime de soi des patients, puisqu’ils sont inscrits au triathlon à part entière, ils sont traités comme tous les autres athlètes», soutient la conseillère aux communications de la Fondation Douglas, Marie Rouzaud.

Le plus grand défi des sportifs sera peut-être cependant de maintenir leurs bonnes habitudes une fois l’événement passé. C’est pourquoi Mme Abadi souhaiterait poursuivre les séances d’entraînement de groupe. «La constance, c’est la clé», résume-t-elle.

Financement
Si les patients n’ont pas à collecter des fonds, les autres participants au Défi Douglas sont invités à recueillir 500 $ chacun. L’année dernière, l’événement a permis d’amasser 100 000 $.

L’argent est remis à parts égales à la Fondation de l’Institut Douglas et au programme «Douglas a le corps à l’Esprit», mis sur pied par le Dr Ridha Joober afin de faire la promotion d’un mode de vie plus sain chez les patients.

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