Patrick Sicotte/TC Media Depuis qu'il a dix ans, Samaël fréquente l'École supérieure de ballet du Québec.

À 14 ans, Samaël Maurice sait depuis longtemps ce qu’il veut faire de sa vie. Il deviendra danseur de ballet et consacre tous ses efforts à concrétiser ce rêve. Le jeune Verdunois a déjà une longue feuille de route à son actif et une carrière bien amorcée.

Quand sa mère, Marlène Drolet, l’a inscrit à ses premiers cours de ballet alors qu’il avait cinq ans, l’objectif n’était pas du tout d’en faire un métier. «Il avait les pieds plats et je savais que le ballet pouvait l’aider à développer la musculation nécessaire pour y remédier», raconte celle qui a elle-même pratiqué cet art pendant près de 15 ans.

Mais à six ans, quand Samaël auditionne pour Casse-Noisette avec les Grands Ballets Canadiens, il obtient le rôle d’un des enfants de la fête, et c’est le coup de cœur. Pendant cinq années consécutives, il a dansé dans la production classique du temps des fêtes, interprétant chaque fois un enfant un peu plus vieux jusqu’à ce qu’il obtienne le rôle de Fritz.

Dès ses premiers pas sur scène, Samaël est décidé: il entrera au programme professionnel de l’École supérieure de Ballet du Québec (ESBQ). Dès qu’il en a eu l’âge, à 10 ans, c’est ce qu’il a fait.

Discipline hors du commun
S’entraîner six jours par semaine à raison d’un minimum de trois heures par jour est loin de faire partie de la routine habituelle d’un garçon de 14 ans. Mais Samaël apprécie ce rythme exigeant. «J’aime ça parce que je me sens comme si j’étais déjà un danseur professionnel», explique-t-il.

Il est donc à l’école tous les matins de semaine à 8h pour son échauffement, suivi de l’entraînement et des cours de groupe, tout l’avant-midi. Jusqu’à cette année, il se rendait ensuite à l’école Vincent-d’Indy pour sa formation académique, qu’il suivra dès cet automne de la maison.

«C’était juste vraiment trop exigeant. On finissait les devoirs vers 22h chaque soir et on passait une bonne partie de nos dimanches avec des tuteurs privés», raconte sa mère, qui est chantre à l’église Notre-Dame-des-Sept-Douleurs, où elle anime les messes.

Cet entraînement intensif se fait onze mois par année à l’ESBQ, mais ce n’est plus suffisant pour le jeune danseur qui, deux semaines avant la reprise des cours, prend des leçons privées avec Hervé Courtain, premier soliste aux Grands Ballets Canadiens.

«Il a fait beaucoup de sacrifices sans trop s’en rendre compte depuis qu’il est tout petit», fait valoir sa mère, Marlène.

Elle-même en a fait plusieurs, autant pour ses horaires que son budget. Les cours ne sont pas donnés, les tuteurs privés non plus. La chanteuse estime que la carrière de son fils lui coûte de 20 000$ à 25 000$ par année.

Avenir sous les projecteurs
L’adolescence de Samaël, comme son enfance, est loin de ressembler à celle des autres garçons de son âge. Il ne travaillera pas dans un restaurant d’une chaîne de restaurants, pas plus que comme animateur de camp de jour puisqu’il gagne déjà bien sa vie comme danseur.

Pas de petite amie en vue, non plus. «Je ne pense pas vraiment à avoir une blonde pour l’instant. Peut-être plus quand j’aurai 16 ou 17 ans», lance à la blague celui qui est déjà la coqueluche de plusieurs jeunes filles.

D’ici quelques années, il pourra commencer à envisager un début de carrière dans une grande compagnie de ballet, que ce soit en Amérique ou en Europe. Les concours internationaux, eux aussi, approchant à grands pas. Mais tout ça ne l’effraie pas du tout et le stimule plutôt à travailler toujours plus fort.

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