Patrick Sicotte/TC Media Alyson Bouchard et son frère Josh ont lancé leur compagnie avec le conjoint de celle-ci, Éric Tremblay, et leur amie, Jessica Sorochinsky.

Le kombucha est à la mode et Verdun ne fait pas exception. Quatre jeunes entrepreneurs ont décidé de lancer leur propre marque de thé fermenté et en profitent même pour faire un clin d’œil au patrimoine de l’arrondissement avec le nom de leur compagnie. Le kombucha De la rue May est on ne peut plus local.

Alyson Bouchard, son frère Josh, son conjoint Éric Tremblay et leur amie Jessica Sorochinsky ont eu l’idée de lancer leur propre cuvée de kombucha il y a un peu plus d’un an. Après avoir offert leur produit tout l’été aux marchés publics de la coop CAUS, sur les berges et sur le terrain du presbytère Notre-Dame-des-Sept-Douleurs, les quatre jeunes entrepreneurs sont maintenant à la recherche d’un lieu de production qui leur permettra de commercialiser leur produit.

En ayant une cuisine de production et un espace d’entreposage, ils pourront commencer à mettre leur produit sur les tablettes de commerçants d’ici. Pour l’instant, leur produit est artisanal et ne peut donc être vendu en épicerie.

Angle local
Les quatre Verdunois tiennent fermement à brasser leur kombucha dans leur arrondissement, où ils sont bien implantés. Présentement, les cuves de production se trouvent dans le condo d’Alysson et Éric. «On vit littéralement dans le kombucha», fait-elle valoir, évoquant l’odeur de fermentation qui règne chez elle.

Peu de temps après que ses acolytes et elle aient décidé de lancer leur marque, elle promenait son chien avec son conjoint. Arrivés sur la rue May, ils se sont arrêtés devant les jolies maisons en rangée colorées d’inspiration victorienne et ont ressenti une certaine tristesse de savoir qu’elles seraient démolies pour agrandir l’autoroute.

«On a voulu rendre un hommage à ce coin de Verdun voué à disparaître», raconte Alyson, qui travaille comme enseignante d’anglais au secondaire.

Saveur originale
Le kombucha est un thé sucré, fermenté avec une «mère», une culture de levure et de bactéries. La mère absorbe le sucre et le transforme, ce qui rend la boisson un peu effervescente, sans toutefois produire d’alcool.

La majorité des kombuchas qu’on retrouve en magasin ont une saveur. Cardamome, hibiscus, chlorophylle, bleuet… Mais pas celui De la rue May.

«Pour ajouter une saveur, il faut une deuxième fermentation, ce qui veut dire plus de sucre. C’est ce qu’on voulait éviter», explique Josh. Dans sa version originale, le kombucha goûte un peu comme du cidre.

L’absence de saveur ajoutée permet également de faciliter la création de recettes comme des vinaigrettes ou de mélanges alcoolisés. «C’est très bon avec du gin ou de la vodka, mais surtout avec de la bière noire, comme pour un black velvet. On peut aussi en faire un hot toddy en le faisant chauffer avec des épices», souligne Alyson.

Qui sait? Le kombucha De la rue May deviendra peut-être bientôt l’ingrédient signature des bars de Verdun.

 

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