TC Media - Sophie Poisson Le signe «maman» fait partie du langage des signes pour bébés et est enseigné au centre Pause Parents-Enfants à des enfants âgés entre 1 et 2 ans.

L’intérêt pour le langage des signes pour bébés est croissant à Verdun. L’éducatrice spécialisée et intervenante communautaire au centre Pause Parents-Enfants, Marie-Ève Perron, a décidé de partager ses connaissances auprès des résidents. Son atelier de deux heures inclut la pratique des mots principaux.

Chacun des dix parents s’est rendu avec son enfant au local de la rue Wellington pour découvrir les origines du langage des signes, ses notions et ses bienfaits.

«On veut donner des outils de communication aux familles, car même si bébé n’est pas encore capable de parler, il peut s’exprimer, certifie Mme Perron. On va donc utiliser les signes pour pallier au verbal.»

La technique peut être appliquée dès que l’enfant commence à s’intéresser à son environnement et à pointer des choses. C’est entre 10 et 12 mois qu’il devrait réaliser ses premiers signes. Il pourrait continuer à les utiliser et à en apprendre de nouveaux jusque 24 mois.

Contexte

«Le langage des signes peut être utilisé tant pendant les repas que les sorties, ou encore pour parler de ses émotions. Ça aide aussi pour les routines par exemple, je peux expliquer au bébé que c’est l’heure du bain, puis de se brosser les dents et enfin d’aller dormir», souligne Marie-Ève Perron.

Le geste s’accompagne toujours de la parole et se répète trois fois pour que le jeune intègre la notion et puisse la reproduire. L’apprentissage passe aussi par des encouragements pour inciter l’enfant à échanger.

«Un jour, j’ai oublié de dire à ma fille Charline, qui a 22 mois, qu’on allait se brosser les dents et elle me l’a rappelé, raconte l’intervenante qui est aussi maman. Ça lui donne plus de pouvoir et moins de frustration. En tant que parent, on se sent aussi plus compétent puisqu’on arrive à comprendre notre bébé.»

L’entourage est également sollicité pour prolonger l’expérience avec bébé, notamment les frères et sœurs qui peuvent être responsabilisés en aidant au développement du vocabulaire de leur cadet.

Expérience
«À la maison, on parle espagnol et français donc il est possible que la parole arrive un peu plus tard chez nos enfants, explique une participante, Mariana Mosca. Avec ma fille Sarah, ce n’était pas comme ça, mais je suis enceinte de 38 semaines d’un garçon alors je me prépare.»

Elle pense commencer l’expérience à sept mois environ en utilisant principalement des mots pratiques, comme du «lait», «encore» et «fini». Elle l’avait utilisée avec sa fille âgée d’un an qui exécutait des gestes clairs et lui permettait tant de comprendre les pleurs que de la rassurer dans ses choix.

Pour plus d’infos sur le centre Pause Parents-Enfants.

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