TC Media - Isabelle Bergeron «Au Québec, on parle de 27% de fumeurs dans les centres de formation professionnelle et de centres d'éducation pour adultes», souligne la chargée de projet de la Société canadienne du cancer, Bianca Bourdeau.

C’est bien connu, la cigarette a des effets nocifs sur la santé. Sans être moralisatrice, la Société canadienne du cancer veut sensibiliser les jeunes des centres d’éducation aux adultes en stimulant leur odorat, leur goût, leur vue et leur ouïe pour encourager les fumeurs à réfléchir aux impacts de leur consommation de tabac et à faire de la prévention chez les autres.

Ils étaient une quarantaine du Centre Champlain à avoir vécu l’expérience du projet-pilote Nico-Bar le 26 février. Sur une base volontaire, ces jeunes ont participé à trois ateliers qui les informaient sur les aspects toxiques de la cigarette et ses effets indésirables sur le corps. Ils ont notamment pu prendre un cocktail à base d’ingrédients présents dans la cigarette.

Les étudiants ont entre autres pu découvrir le «Nicotine on the rocks» réalisé avec des composants comestibles qui représentaient la nicotine, le butane, l’ammoniac et le naphtalène. Par exemple, l’ammoniac qui se retrouve dans du détergent pour le plancher et sent généralement le citron était représenté par de la limonade.

«J’ai pris un shooter et c’était dégueulasse, insiste l’étudiante de 17 ans, Sarah Émilie Paradis. Je suis venue pour savoir ce qu’il y a dans la cigarette parce qu’il y a beaucoup de gens qui fument sans en connaître les ingrédients. Ma mère fume, je suis un peu tannée parce que ça magane ses poumons. Je ne veux pas ça.»

Vieillissement
Lors de la seconde activité, les Verdunois ont pu constater le changement de leur apparence en comparant leur photo actuelle à celle qui les projetait à l’âge de 50 ans. Le logiciel interactif leur a dévoilé une photo d’eux s’ils continuent de fumer et une autre s’ils décident d’arrêter.

«Ça m’a surpris de voir à quoi mon visage pourrait ressembler avec toutes les rides et la noirceur. Ça m’a aussi fait réaliser ce qu’il se passe dans ma famille et ce que je ne veux pas, car beaucoup sont décédées vers 60 ans. C’est intéressant de ramener le concept du « plus tard » à maintenant», soutient le fumeur de 22 ans, Julien Richard Lessard.

Le jeune homme encourage les initiatives qui éveillent les consciences comme le Nico-Bar, mais il précise que c’est une volonté personnelle qui réussira à le faire décrocher.

Soutien
Le dernier kiosque est basé sur l’échange avec l’intervenante du Centre abandon du tabac CIUSSS Centre-Sud, Maryse Croteau. Dans le cadre de ses fonctions, elle rencontre des fumeurs qui veulent cesser cette mauvaise habitude et recherchent des outils pour le faire, par exemple pour maîtriser leur stress ou mieux gérer leur alimentation.

«C’est un événement ponctuel et dynamique qui nous aide à entrer en contact avec les jeunes dont on a le plus de difficulté à rejoindre, souligne la professionnelle. Il permet de faire connaître nos services et semer des petites graines chez les gens qui, un jour, pourront en venir à consulter pour arrêter.»

Une vingtaine de centres de formation professionnelle et de centres d’éducation pour adultes situés à Montréal, en Montérégie et dans les Laurentides testeront le Nico-Bar d’ici la fin mars.

71%
Le pourcentage des 18-24 ans qui souhaitent cesser de fumer
Sources: Société canadienne du cancer

Pour plus d’infos.

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